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Des dissidents du FLN présenteront leurs listes aux législatives algériennes


L'Assemblée populaire nationale à Alger AFP/Archives Fayez Nureldine

Le Front de libération nationale (FLN), l'ancien parti unique et parti présidentiel, ira aux législatives du 10 mai en Algérie en rangs dispersés après la décision jeudi d'un groupe dissident, le "Mouvement des redresseurs", de présenter ses propres listes.

"Nous allons nous présenter dans toutes les mouhafadhates (préfectures) avec des listes indépendantes baptisées +Taasil+ (retour aux origines) en donnant leurs chances aux jeunes et aux femmes", a déclaré le porte-parole du Mouvement des redresseurs et ancien ministre, Mohamed Seghir Kara.

"Nous avons terminé à 50% les listes électorales dans 41 mouhafadhates mais n'avons pas encore achevé la liste d'Alger", a-t-il ajouté.

M. Kara avait pris ses distance du FLN en septembre 2010 en même temps que l'actuel ministre de l'Enseignement et de la formation professionnels, El Hadi Khaldi, et le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri.

Ils protestaient "contre les méthodes non démocratiques dans la gestion des affaires du parti" par le secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem.

S'agissant de la candidature des ministres FLN, le député de cette formation Layachi Dadoua, proche de M. Belkhadem, a déclaré que "pour le moment, il n'y avait aucun ministre candidat de manière officielle".

Mais un membre du parti, qui a préféré conserver l'anonymat, a affirmé à l'AFP qu'"au moins six ministres FLN, sur les onze que compte le gouvernement, se présenteront aux prochaines législatives. Certains ont même commencé leur campagne électorale".

Selon cette source, il s'agit de Rachid Harroubia (ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique), Tayeb Louh (ministre du Travail) Amar Tou (ministre des Transports), Djamel Ould Abbes (ministre de la Santé) Hachemi Djiar (ministre de la Jeunesse et des Sports) et Rachid Benaissa (ministre de l'Agriculture).

Les ministres dissidents du FLN ne se présenteront pas, selon M. Kara.

Lors d'un discours prononcé le 9 février, le président Abdelaziz Bouteflika avait indiqué qu'"il avait interdit à tout responsable ou membre du gouvernement d'utiliser les moyens de l'Etat ou d'effectuer des visites officielles" à des fins électorales.

Une des dispositions contenues dans les projets de réforme présidentiel obligeait tout officiel à démissionner s'il se présentait aux élections, mais il a été rejeté par le Parlement.