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RDC - La star congolaise Koffi Olomidé rattrapée par la justice française

«Abrakadabra», tel est le titre du dernier opus de Koffi Olomidé. Selon le chanteur congolais, cela signifie «tous dans mes bras». Mais c’est dans les bras de la police des frontières que la star congolaise est tombée le 12 février à l’aéroport de Roissy à Paris.

En provenance de Kinshasa où il s’était réfugié, Koffi a été cueilli tôt le matin à sept heures par la police des frontières qui «l’a ensuite remis à la police judiciaire», rapporte la radio Réveil-FM. Auditionné par le juge d’instruction, le musicien franco-congolais serait incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes, dans la banlieue sud de Paris.

Les démêlées judiciaires en France d’Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomidé, remontent à quelques années en arrière. En 2008, après son méga concert au Zénith de Paris, Koffi aurait abusé de quatre ex-danseuses de son groupe Quartier Latin International. Les jeunes filles âgées de 15 à 17 ans à l’époque étaient confinées dans un appartement parisien placé sous bonne garde. En 2010, la star a été accusée de «viol», «séquestration» et «détournement de mineurs» par la justice, à la suite de la plainte déposée par les plaignantes appuyées par trois associations qui se sont constituées partie civile. Koffi s’était défendu, prétextant d’une «cabale» intentée par ses «ennemis».

La star congolaise du «Soukous» et du «Ndomoblo» avait répondu «de bonne foi» à une convocation du tribunal de Nanterre dans les Hauts-de-Seine, en région parisienne. Apprenant la décision d’une incarcération imminente, il s’était ensuite sauvé de manière spectaculaire pour rejoindre Kinshasa via Bruxelles par train.

Pour se tirer d’affaire, Koffi a usé de ses talents artistiques pour tenter de s’attirer la sympathie des personnalités de son pays, explique Camerounvoice. Dans un morceau fortement décrié par les mélomanes, il chante le président de République Démocratique du Congo Joseph Kabila. Comme en 2004 dans l’affaire qui a opposé Jules Shungu Wembadio, alias Papa Wemba à la justice franco-belge, il espérait un soutien du gouvernement qui avait dû payer les dommages et intérêts (750.000 euros) de ce dernier accusé d'«aide au séjour irrégulier d’étrangers».

Vu la situation abracadabrantesque dans laquelle Koffi Olomidé se trouve, pas sûr que le titulaire des cinq disques d'or puisse bénéficier des mêmes faveurs.

Lu sur Réveil-FM, Camerounvoice

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