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Egypte - Les mystères de Suzanne Moubarak

Suzanne Moubarak, épouse du président égyptien déchu Hosni Moubarak, a-t-elle profité des festivités qui ont marqué le premier anniversaire du départ de son mari pour vendre ses Mémoires à plus de 15 millions de dollars?

Après avoir été «délestée» par la justice égyptienne de près de 3,7 millions de dollars (soit 2,8 millions d'euros), Suzanne Moubarak aurait trouvé le moyen de renflouer ses comptes, écrit la correspondante du Point au Caire. Le site Rose al-Youssef est le premier à avoir révélé que l’ex-première dame d’Egypte a négocié la vente de ses Mémoires à une maison d’édition britannique «pour la modique somme de 15,8 millions de dollars (environ 12 millions d’euros)». Quelques extraits ont été dévoilés.

«Je ne nie pas mon amour des joailleries de valeur et des antiquités. Le surnom Sa Majesté la reine, que mon entourage me donnait, m'enchantait», écrit Suzanne.  

La femme de l’ex-raïs mentionnerait également sa tentative de suicide lorsque la justice égyptienne avait ordonné sa détention préventive. Suzanne irait encore plus loin en racontant comment son mari, au pouvoir pendant trois décennies, était persuadé qu’il allait être assassiné avant sa démission. Il aurait demandé à ses gardes du corps de le suivre jusqu’aux toilettes.

«Celle que l'on surnommait Suzie prétend aussi que l'ex-raïs avait fait part au président Barack Obama de son intention de démissionner dès le 1er février 2011, lors d'un entretien téléphonique», ajoute le Point.

Autre révélation. L’asile politique accordé par les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite au début du mois de février n’aurait pas été respecté après l’annonce de la démission d’Hosni Moubarak le 11 février 2011. Suzanne Moubarak, âgée de 71 ans, a été remise en liberté le 17 mai 2011 en échange de la remise de ses avoirs à l'État. Son mari comparait devant un tribunal civil et risque la peine de mort.

Récemment le nom de la première dame est revenu au premier plan, au lendemain du «massacre de Port-Saïd», comme on appelle désormais les affrontements dans le stade de football de la ville de Port-Saïd, qui ont fait 74 morts et plusieurs centaines de blessés, le 1er février, rapporte le quotidien français La Croix. Suzanne Moubarak jouerait un rôle d'intermédiaire entre ses deux fils et les généraux du ministère de l'Intérieur toujours fidèle à son mari, ajoute la correspondante du quotidien au Caire.

Lu sur Le Point, La Croix

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