Madagascar - Une huile qui tue en vente sur les marchés

Malaises, diarrhées, vomissements et maux de tête. Ce sont les symptômes des dernières victimes d’intoxication alimentaire à Madagascar. Après la mort d’une femme de 33 ans fin janvier, 12 nouvelles victimes ont été admises d’urgence le 3 février dans un hôpital d'Antananarivo, rapporte Linfo.re.  

Tous auraient consommé des plats préparés avec de l’huile provenant de leur quartier. Parmi les victimes, une famille a été très durement touchée avec la mort de leur garçon de 14 ans le 6 février et l’hospitalisation de leurs deux filles de 8 et 18 ans.

«J’utilise toujours de l’huile cachetée quand je prépare ma salade composée. Vendredi, il m’en restait peu et j’ai acheté de l’huile en vrac. Je me demande si ce n’est pas ce qui a provoqué l’intoxication», confie la mère de la victime à Linfo.re.

Selon RFI, en 2011, 25 décès ont été officiellement recensés à cause de denrées alimentaires infectées, et malgré les sensibilisations du ministère de la Santé, la population privilégie les produits les moins chers, comme l'huile artisanale ou les œufs cassés.

Si un «certificat de consommabilité» est exigé pour les denrées alimentaires importées ou de fabrication locale, cette huile est vendue partout sans aucun contrôle. Un commerce illicite prolifère, souligne l’Express de Madagascar.

L'agence de contrôle sanitaire et de qualité des denrées alimentaires (ACSQDA) dénonce ce commerce. Mais difficile de trouver un coupable. Le directeur du bureau municipal d'hygiène (BMH), le docteur Hajatiana Raharinandraana, renvoie la responsabilité au ministère du Commerce.

Selon RFI, les Tiac (toxi-infection alimentaire collective) sont de mieux en mieux recensées à Madagascar. L'ACSQDA est ainsi alertée plusieurs fois par semaine. Chaleur, humidité, manque d'hygiène, pauvreté, les raisons sont nombreuses et il est difficile d’identifier tous les produits en cause.

Les autorités concernées dont l'ACSQDA, le BMH, le médecin inspecteur d'Antananarivo et le ministère du Commerce envisagent de procéder à une descente collective mi-février dans les localités de fabrication d'huile artisanale, rapporte l'Express de Madagascar.

Lu sur L'Express de Madagascar, Linfo.re, RFI

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mise à jour 10/02/2012,

 
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