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Sénégal - Le peuple en a-t-il marre des politiciens?

Organisé par l’opposition sénégalaise le 5 février, le «méga-meeting» d’ouverture de la campagne présidentielle s’est soldé par un flop sidéral. Sur la Place de l’Obélisque, peu de Sénégalais sont venus répondre à l’appel du M23 ou Mouvement du 23 juin. Et pourtant, pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, neuf partis politiques avaient décidé d’aller ensemble en campagne pour barrer la route au président sortant et le contraindre à retirer sa candidature, jugée anticonstitutionnelle. Sous la bannière de ce mouvement citoyen du M23, qui d'habitude parvient à mobiliser des foules monstres —comme ce fut le cas lors de la manifestation du 31 janvier contre la validation de la candidature du président Abdoulaye Wade—, l'opposition a peiné à enthousiasmer les foules. Du côté du pouvoir non plus, on n'a guère fait mieux.

Le Populaire note que la campagne électorale est mal partie cette année.

«Jamais le démarrage d’une campagne électorale pour une présidentielle n’a été aussi chaotique. Que ce soit au niveau de la mouvance présidentielle ou des états-majors des candidats membres du Mouvement du 23 juin (M23), c’est la cacophonie totale», écrit le journal.

Un démarrage très timide qui conforte, selon le journal, la thèse de l’incertitude qui entoure cette élection présidentielle.

Les leaders politiques, réunis au sein du M23, continuent leur meeting commun ce 6 février dans la ville de Rufisque. Et le 7 février, une marche est prévue de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar aux portes du ministère de l’Intérieur, dans le but de déstabiliser la campagne du président Wade.

De son côté, le président Abdoulaye Wade, a choisi de débuter sa campagne à Mbacké qui se trouve dans la ville sainte de Touba, fief religieux du président, pour recueillir les prières du Khalife général.

Quatorze candidats sont en lice pour la présidentielle du 26 février prochain. Le président sortant, Abdoulaye Wade, fera face à trois anciens lieutenants libéraux. Idrissa Seck et Macky Sall, tous deux anciens Premiers ministres et Cheikh Tidiane Gadio, ministre des Affaires étrangères de 2000 à 2009 sous le régime libéral.

Lu sur Le Populaire, Pressafrik.com

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