SlateAfrique

mis à jour le

Sénégal - A Dakar, tous les signaux sont au rouge

 Dans ce contexte de manifestations répétées au Sénégal, plusieurs représentations diplomatiques au Sénégal envisagent des mesures d’évacuation de leurs ressortissants. Dakaractu révèle que les Consulats de la France et des Etats-Unis ont déjà adopté des plans d’urgence par crainte de troubles électoraux. Les ressortissants Français auraient reçu des messages Sms leur demandant  de «s’identifier et de transmettre leurs plus récentes coordonnées téléphoniques». Dans ledit Sms, il leur serait également conseillé «d’éviter les lieux de rassemblement des manifestants dakarois, et alentours».

Des consignes claires leur auraient été données pour emprunter des points de ralliement, par îlots, en cas de troubles, pour faciliter une éventuelle évacuation. Les Etats-Unis, auraient également pris des mesures de sécurités similaires. En outre, le site dakarois affirme que le service des Nations Unies présent dans la capitale a doté tous ses employés de talkie-walkie pour la transmission d’instructions en cas d’urgence et d’évacuation forcée. Et ce ne sont pas uniquement les pays occidentaux qui sont sur le qui-vive.  

Avomm.com, un site d’informations mauritanien, nous apprend aussi que la représentation diplomatique de la  Mauritanie au Sénégal a demandé à ses ressortissants, dont la présence au Sénégal n’est pas nécessaire de regagner leur pays.

«Cette décision n’affecte en rien les bonnes relations qui nous lient à nos amis sénégalais. Et elle ne doit pas être interprétée de manière que le Sénégal n’est pas un pays sûr», ont tenu a rassuré les autorités consulaires de la Mauritanie. Mais explique que cette décision tient simplement du fait qu’elles veulent «épargner nos concitoyens d’éventuels actes de vandalisme en ce contexte de manifestations que vit le Sénégal». Le Gabon également est en état d’alerte. «Nous avons reçu des Sms qui nous demandaient de venir à l’ambassade pour nous faire recenser», a témoigné une étudiante gabonaise.

Actuellement, tous les signaux sont au rouge. Les affrontements violents qui ont éclaté depuis la validation de la candidature du président Abdoulaye Wade le 27 janvier, ont déjà causé officiellement, 4 morts et fait de nombreux blessés, dans la capitale et dans les autres régions du pays. Malgré un retour au calme dans la capitale, la tension continue de monter. Et plusieurs voix continuent de s’élever pour réclamer le départ du président Wade, qui juge pour sa part que ces évènements ne sont qu’un épiphénomène.

Au cours de la cérémonie de remise de trophée de grand prix du chef de l’Etat le 1er février, Abdoulaye Wade qui réagissait sur la crise que vit actuellement le pays a minimisé les faits en déclarant que «ces turbulences n’ont pas agité les Sénégalais». A l’en croire, il ne s’agit que d’une simple «brise, un vent léger» mais qui «ne deviendra jamais un ouragan». Une déclaration qui a suscité au sein de l’opposition et de la société civile de vives réactions. Car, selon eux, Abdoulaye Wade tente de «minimiser les morts». Le M23 qui a convoqué une réunion de crise assure que le combat contre Wade continue alors que la campagne électorale débute le 5 février.

Lu sur Dakaractu, Avomm.com, Rewmi.com

A lire aussi

Youssou Ndour fait de la résistance

Youssou Ndour peut-il devenir président du Sénégal?

Youssou Ndour menace le pouvoir Wade

Le Sénégal est-il encore un pays francophone?

Le Sénégal est-il prêt à faire sa révolution?  

 Les chanteurs au pouvoir!

Abdoulaye Wade: «Je n'ai pas d'héritier»