Egypte: les 25 travailleurs chinois, enlevés par des bédouins, libérés


Un Bédouin dans le désert du Sinaï AFP/Archives Eitan Abramovich

Les 25 travailleurs chinois qui avaient été pris en otages mardi par des bédouins égyptiens dans une usine de ciment au Sinaï ont été libérés, a annoncé mercredi l'ambassade de Chine au Caire.

"Je suis en mesure de confirmer que tous les 25 ont été libérés. Ils ont été pris en charge par les autorités et sont hébergés dans un local de l'armée", a déclaré à l'AFP un responsable de la chancellerie chinoise. Il a précisé que les travailleurs chinois étaient en bonne santé.

Ces techniciens et ingénieurs, accompagnés d'un interprète, étaient employés dans cette usine appartenant à l'armée à Lehfen, dans le centre du Sinaï.

Les bédouins les avait enlevés pour réclamer la libération de cinq des leurs détenus en lien avec des attentats dans la péninsule entre 2004 et 2006, selon un responsable de la sécurité.

"Les Chinois ne seront pas libérés avant que nos revendications aient été satisfaites", avait déclaré à l'AFP l'un des bédouins.

Selon eux, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis la chute il y a près d'un an du président Hosni Moubarak, a déjà plusieurs fois promis de libérer les prisonniers bédouins.

Les travailleurs chinois avaient été retenus mardi dans une tente à Lehfen, où des manifestants bédouins bloquaient depuis trois jours l'autoroute reliant le nord et l'est de la péninsule, selon des bédouins.

Entre 2004 et 2006, les stations balnéaires égyptiennes de Charm el-Cheikh, Taba et Dahab sur la mer Rouge avaient été visées par des attentats qui avaient fait 130 morts au total et fortement nui au tourisme, l'une des principales sources de devises pour le pays.

L'insécurité est en hausse dans la région du Sinaï depuis le renversement du régime de Hosni Moubarak en février 2011, qui s'est traduit, dans la péninsule comme ailleurs dans le pays, par un désengagement de la police, mise en cause lors de la révolte.

La situation dans le Sinaï est rendue encore plus délicate par la faible présence de l'armée, aujourd'hui au pouvoir, en raison de la démilitarisation de ce secteur prévue par les accords de paix israélo-égyptiens de 1979.

Dans une autre affaire similaire, 29 Chinois ont été enlevés au Soudan et sont actuellement retenus en otages par des rebelles. Pékin a appelé mardi à la libération immédiate de ses ressortissants, tout en émettant une "protestation" auprès de Khartoum et en envoyant une équipe sur place pour tenter de dénouer la crise.

La Chine est le premier partenaire commercial de l'Afrique. Plus de 2.000 sociétés chinoises ont investi 13 milliards de dollars sur le continent, a déclaré fin janvier Jia Qinglin, membre du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois.

 

 

l'auteur

Slate Afrique avec l'AFP

partager

taille du texte

 
mise à jour 01/02/2012

 
carte afrique
algerie Tunisie Maroc libye egypte sahara occidental soudan mauritanie mali senegal gambie guinee-bissau guinee sierra leone liberia côte d'ivoire burkina faso ghana togo benin niger tchad nigeria cameroun republique centrafricaine guinee equatoriale gabon rep du congo angola rep democratique du congo erythree djibouti ethiopie somalie kenya ouganda rwanda burundi tanzanie malawi zambie angola mozambique zimbabwe botswana namibie swaziland lesotho afrique du sud afrique du sud madagascar sao tome et principe guinee equatoriale sud-soudan cap-vert maurice comores seychelles
à la une de
les articles les plus lus
lu, vu et entendu