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Touba, l’autre Mecque des Sénégalais

Son nom en arabe, ţûbâ, signifie bonheur, béatitude, félicité. Touba, une oasis de spiritualité, un sanctuaire islamique au centre du Sénégal, au bout de 194 km de route à l’est de Dakar, la capitale. Cette cité de plus de 460.000 âmes fut fondée en 1887 par cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), un ascète musulman, fondateur de la confrérie des mourides, et, qui en fera une ville sainte où le tabac et l’alcool sont strictement interdits.

La ville est bâtie autour de sa grande mosquée. Un édifice dont la construction a démarré en 1926, pour n'être inaugurée qu'en 1963. Le résultat est un bijoux (l’une des plus belles mosquées d’Afrique): un mastodonte surmonté de trois coupoles et de cinq minarets dont le plus élevé culmine à 86,80 mètres de haut et visible à 10 km de la ville.

A l’est de la mosquée, le célèbre cimetière de Touba. Bâti sur 11 hectares, il est considéré comme «l’antichambre du paradis» par les mourides.

«Ouvert de 6 heures à 19 heures, il abrite les ultimes demeures d’illustres anonymes et de célébrités qui ont marqué l’histoire du [Sénégal]», rappelle Rewmi.com.

Mais, Touba est surtout célèbre pour le grand Magal (rendre hommage en Wolof). Ce pèlerinage annuel consiste en actions de grâces rendues à Dieu et à Mahomet, le prophète de l’Islam. Il est célébré le 18 du mois lunaire de safar (2ème du calendrier musulman). Ce qui correspondait cette année au 13 janvier 2012.

Chaque année ce sont 4 millions de personnes (selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur du Sénégal) venant des quatre coins du monde qui convergent vers la ville sainte. L’évènement mobilise les plus hautes autorités du pays et de la sous-région. Un évènement marqué aussi par des accidents de la route: 15 morts pour l’édition 2012. 

Lu sur Le Soleil, Rewmi, La Tribune Online

 

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