Ouattara promet d'accélérer la refonte de l'armée ivoirienne


Des soldats de l'armée ivoirienne pendant un défilé militaire le 7 août 2011 à Abidjan AFP/Archives Issouf Sanogo

Le président ivoirien Alassane Ouattara a dit jeudi vouloir accélérer la restructuration de l'armée après une série d'incidents meurtriers impliquant d'ex-rebelles intégrés dans les forces de défense.

La refonte de l'état-major, le début de l’encasernement des militaires et la mise en place d'une police militaire doivent contribuer à "faire de notre armée une institution moderne, républicaine, disciplinée et respectueuse des droits de l’homme", a déclaré M. Ouattara lors de la cérémonie de présentation des voeux au palais présidentiel.

Parmi les "nouveaux chantiers" prévus en 2012, il a cité les prochaines "assises nationales des armées" attendues en début d'année.

"Ces réflexions et consultations nous permettront de disposer d’une nouvelle politique de défense et de sécurité qui renforcera les relations entre l’armée et la Nation", a-t-il dit devant les chefs des Forces républicaines (FRCI), la nouvelle armée.

Pour "trouver une issue honorable aux jeunes volontaires associés" aux forces armées, le gouvernement mettra en place un corps de "réserve", qui participera à des "actions civilo-militaires", ainsi qu’un "fonds de rachat" des armes encore aux mains d'ex-combattants, a-t-il souligné.

La réforme de l'armée est l'un des principaux défis du régime Ouattara, installé après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui s'est conclue par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.

Des milliers d'éléments ayant rejoint les ex-rebelles pro-Ouattara doivent être démobilisés, désarmés et réinsérés, un chantier hautement sensible et très coûteux dont l'urgence a été illustrée fin 2011 par la multiplication d'incidents meurtriers entre civils et FRCI.

Le chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro est actuellement Premier ministre et ministre de la Défense mais celui-ci pourrait quitter le gouvernement pour la présidence de la nouvelle Assemblée nationale, installée d'ici mars-avril.

 

 

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Slate Afrique avec l'AFP

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mise à jour 12/01/2012

 
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