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Le président du Zimbabwe appelle les émigrés

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a exhorté jeudi ses millions de compatriotes ayant émigré dans les pays voisins pour fuir la crise économique et la répression du régime de son prédécesseur Robert Mugabe, à rentrer chez eux.

"Vous êtes si nombreux ici dans la diaspora, en particulier à cause des défis économiques qui assaillent notre pays (...) je vous invite à revenir au Zimbabwe", leur a lancé M. Mnangagwa lors d'une visite en Afrique du Sud.

M. Mnangagwa, 75 ans, a été investi chef de l'Etat après la démission, le 21 novembre, de Robert Mugabe, 93 ans, poussé vers la sortie par un coup de force de l'armée.

Après trente-sept ans de règne sans partage, M. Mugabe a laissé derrière lui un Zimbabwe ruiné par la faillite de son économie et les sanctions imposées par la communauté internationale en représailles à ses violations des droits de l'Homme.

Ces vingt dernières années, plusieurs millions de Zimbabwéens ont fui leur pays.

"Le Zimbabwe est votre pays, vous êtes les bienvenus", a insisté M. Mnangagwa lors d'une rencontre avec des centaines de ses compatriotes dans la capitale sud-africaine Pretoria.

"Quel que soit ce que nous vous avons fait subir, s'il vous plaît, mettez ça derrière vous. Le passé est le passé", a ajouté le chef de l'Etat.

Le nouveau maître du pays s'est engagé à redresser son économie, au bord de l'asphyxie financière, notamment en y faisant revenir les investisseurs étrangers.

Longtemps proche de M. Mugabe, M. Mnangagwa a été accueilli devant l'ambassade du Zimbabwe par une vingtaine de manifestants qui lui ont reproché d'avoir participé à la répression exercée par l'ancien régime contre ses opposants.

Dans les années 1980, plus de 20.000 personnes ont ainsi été tuées, selon les ONG, dans la province du Matabeleland (sud).

"Comment pouvons nous travailler avec un tueur?", "il n'y pas de différence entre Mugabe et Mnagagwa", ont-ils crié.

Pour sa première visite officielle à l'étranger, le chef de l'Etat zimbabwéen a rencontré son homologue sud-africain Jacob Zuma.

AFP

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