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Nigeria: au moins 20 morts dans des affrontements communautaires

La présidence nigériane a demandé lundi soir à la police et à l'armée de "stopper la folie" qui règne dans l'Etat du Plateau, dans le centre du pays, épicentre des tensions inter-religieuses, après la mort d'au moins 20 personnes ces derniers jours.

"Le président Muhammadu Buhari a appris avec un grand regret et une profonde tristesse la mort d'au moins 20 personnes dans l'Etat du Plateau, dans ce qu'il a décrit être une vengeance de la part de nomades", a indiqué un communiqué de la présidence nigériane.  

"Le président Buhari pense que cette folie est allée trop loin. Il a demandé à l'armée et à la police de non seulement la stopper, mais de faire tout leur possible pour que cela ne se reproduise plus", selon ce communiqué. 

Le week-end dernier, des bergers nomades peuls-fulanis musulmans ont tué au moins 20 personnes dans une série d'attaques contre des agriculteurs sédentaires chrétiens, défiant le couvre-feu instauré vendredi par le gouverneur de l'Etat après une escalade des tensions entre les deux communautés. 

"Des groupes inconnus ont attaqué plusieurs villages dans le district de Barikin Ladi samedi, et ont tué de nombreuses personnes", a déclaré le porte-parole des Forces spéciales de sécurité (STF) de l'Etat du Plateau, Salisu Mustapha, dans la presse locale. 

"Les assaillants sont arrivés en nombre, et pour la première fois, ils n'ont pas seulement tiré sur leurs victimes, mais ont également utilisé des explosifs", a assuré M. Mustapha. 

Toute la région de la "ceinture", centre fertile du Nigeria, est régulièrement le théâtre d'affrontements sanglants entre agriculteurs chrétiens et éleveurs peuls musulmans, des nomades qui traditionnellement transhument avec leur bétail, mais ont tendance à se sédentariser, par manque de terres disponibles.

Au départ, le conflit portait surtout sur l'accès à la terre et à l'eau. Mais les tensions ethniques et religieuses ont augmenté depuis les violences post-électorales de 2011, durant lesquelles des centaines de musulmans ont été tués ou forcés de fuir la région. 

Spécialistes et éditorialistes nigérians critiquent toutefois la réponse militarisée du gouvernement et accusent des responsables politiques et religieux d'avoir attisé les haines.

Les violences ont fait des centaines de morts, et ont augmenté ces deux dernières années, de la région qui va du sud de l'Etat de Kaduna, jusqu'à l'Etat de Taraba, à la frontière avec le Cameroun. 

AFP

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