mis à jour le

Kenya: la police disperse 3.000 manifestants au gaz lacrymogène

Environ 3.000 manifestants ont été dispersés à l'aide de gaz lacrymogène vendredi à Kisumu (ouest), alors que seuls quelques centaines d'entre eux se sont mobilisés à Nairobi et à Mombasa à l'appel de l'opposition pour protester contre la Commission électorale.

Après l'invalidation en justice de la présidentielle du 8 août, l'opposition a lancé fin septembre une "campagne pacifique" contre la Commission électorale (IEBC) en amont de la nouvelle élection prévue le 26 octobre, appelant à des manifestations qui ont pour l'heure une ampleur relativement limitée et sont quasi systématiquement réprimées par la police.

Vendredi, quelque 3.000 manifestants ont tenté de s'approcher des bureaux de l'IEBC à Kisumu, un bastion de l'opposition, où de nombreux policiers avaient été déployés. Ces derniers ont dispersé la foule, qui réclamait notamment le départ du directeur exécutif de l'IEBC Ezra Chiloba, à l'aide de gaz lacrymogène et en tirant des coups de semonce.

Quelques dizaines de manifestants ont profité de la confusion pour piller et incendier un supermarché de la troisième ville du pays, située sur les rives du lac Victoria, entraînant de nouvelles confrontations avec les forces de l'ordre.

Environ 500 partisans de l'opposition ont par ailleurs manifesté dans le calme à Mombasa, la deuxième ville du pays.

Dans le centre de la capitale Nairobi, quelques centaines de manifestants ont été dispersés vendredi matin par des gaz lacrymogènes à proximité du siège national de l'IEBC. Ils ont ensuite été rejoints par quelques responsables de l'opposition et ont pu manifester sans être pris pour cible par la police.

"Je n'autoriserai personne à provoquer le chaos", a déclaré à la presse le chef de la police de Nairobi, Japheth Koome. "Si les gens manifestent en paix, ils sont protégés par la loi, mais au moment où cela se transformera en chaos, on s'occupera d'eux".

La Cour suprême, saisie par l'opposition, a annulé début septembre la réélection du président Uhuru Kenyatta, relevant de nombreuses irrégularités dans la transmission des résultats, estimant que l'élection du 8 août n'était "ni transparente, ni vérifiable" et accablant l'IEBC pour sa gestion du scrutin.

Pouvoir et opposition sont depuis engagés dans une surenchère rhétorique, l'opposant Raila Odinga conditionnant sa participation à la nouvelle élection présidentielle du 26 octobre au remaniement en profondeur de l'IEBC, notamment.

Le gouvernement a lui exclu tout remaniement en profondeur de l'institution et a entrepris un changement de la loi électorale, dont l'opposition estime qu'il revient à rendre légales "les irrégularités et illégalités" soulevées par la Cour suprême dans son jugement.

AFP

Ses derniers articles: Imbroglio  Massacre du stade de Conakry: les autorités promettent un procès "bientôt"  En Egypte, l'héritage mitigé de Nasser, 50 ans après sa mort 

gaz

AFP

La Zambie étourdie par une mystérieuse vague d'attaques au gaz

La Zambie étourdie par une mystérieuse vague d'attaques au gaz

AFP

Egypte: début des importations de gaz naturel israélien

Egypte: début des importations de gaz naturel israélien

AFP

Pleins gaz dans le Kalahari, pour quelques km/h de plus

Pleins gaz dans le Kalahari, pour quelques km/h de plus

manifestants

AFP

Cameroun: l'opposition peine

Cameroun: l'opposition peine

AFP

Soudan: des milliers de manifestants réclament une accélération de la transition

Soudan: des milliers de manifestants réclament une accélération de la transition

AFP

Mali: dispersion

Mali: dispersion

police

AFP

Appels au calme aux funérailles d'un adolescent sud-africain tué lors d'une patrouille de police

Appels au calme aux funérailles d'un adolescent sud-africain tué lors d'une patrouille de police

AFP

Afrique du Sud: manifestations violentes après la mort d'un adolescent supposément tué par la police

Afrique du Sud: manifestations violentes après la mort d'un adolescent supposément tué par la police

AFP

Candidature de Ouattara en Côte d'Ivoire: la police disperse une manifestation de l'opposition

Candidature de Ouattara en Côte d'Ivoire: la police disperse une manifestation de l'opposition