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18.000 soutiens-gorge pour soulager les Africaines

Collecter des soutiens-gorge pour soulager les femmes africaines souffrant physiquement de l’absence de lingerie. C’est l’idée née au sein de l’association britannique Bra Bank. Lancée le 1er avril 2011, la première édition s'est terminée le 1er juillet et semble avoir été un succès.

18.000 dessous ont été réunis à travers toute l’Angleterre. Les donatrices avaient  donc trois mois pour se mobiliser. Tout type de modèle était accepté. La Bra Bank demandait simplement que le haut ne soit ni en mauvais état, ni trop sexy, ni trop transparent. Les soutiens-gorge de grossesse et d’allaitement étaient particulièrement recherchés.

Les sous-vêtements ainsi collectés seront distribués dans les villages éloignés du Zimbabwe et du Kenya. Notamment, les villages établis par l’association canadienne Village of Hope. Ceux-ci accueillent des enfants en grand danger. Et l'association tente de leur offrir un meilleur horizon en leur fournissant nourriture, éducation et soins. Les dessous collectés par Bra Bank permettront aux femmes de travailler et de s’occuper des enfants plus confortablement.

Une partie ne sera pas envoyée en Afrique mais recyclée au profit d’une autre association britannique, Breast Cancer Care, pour la lutte contre le cancer du sein.

Lors de la campagne Bra Bank, le mannequin et DJ Bianca Gascoigne a joué la porte-parole. Cette pulpeuse brune de 24 ans s’est chargée de la collecte dans les bars et boîtes où elle se produit.

«C’est vraiment bien pour les gens de pouvoir contribuer d’une manière différente que le don d’argent. Nous avons toutes des soutiens-gorge cachés au fond de nos tiroirs. Bra Bank est une bonne occasion de les rendre utiles», a-t- elle expliqué au magazine britannique Sunday Sun lors du lancement.

L’idée a aussi séduit la rédaction et les lectrices du magazine télévisé «That’s Life!», qui a participé à l'opération, note le Guardian. Une vidéo montre l’arrivage de 10.000 soutiens-gorge dans les bureaux. La rédactrice en chef du magazine a confié que deux de ses journalistes se rendraient au Kenya pour prendre la mesure du phénomène et s’assurer que les soutiens-gorge arrivent à bon port.

Lu sur Bra Bank, The Guardian, Sunday Sun