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Zimbabwe - Mugabe est pressé d'en découdre avec son Premier ministre

On le dit malade et affaibli, Robert Mugabe veut prouver le contraire en participant au Congrès de son parti qui réfléchit à l’éventualité d’élections générales anticipées dés 2012 au Zimbabwe. En septembre, des télégrammes diplomatiques américains divulgués sur le site de WikiLeaks faisaient état du cancer de la prostate du président Mugabe diagnostiqué en 2008.

Mais Mugabe est encore dans la course, sa candidature ayant été déjà entérinée par son parti, rapporte la chaîne Al-Jazerra. Mugabe espérait déjà la tenue du scrutin présidentiel en 2011 mais le Premier ministre Morgan Tsvangirai, fort d'un soutien régional, a rejeté ses demandes, relate l’AFP.

Accompagné de sa femme Grace, Robert Mugabe atterrit sur le tarmac de Bulawayo, la deuxième ville du pays, connue pour être une terre hostile au dictateur Mugabe, à la tête du pays depuis 1987. Le congrès se déroule donc dans le fief de l’opposition, un message fort envoyé à ses opposants politiques.

Robert Mugabe n’a effectivement jamais été populaire à Bulawayo, déclare la correspondante d’Al Jazeera. Dans les années 1980, des violences ethniques ont touché de nombreuses familles, précise la chaîne qatarie.

Depuis l’indépendance du pays, le développement économique y est très lent, ce qui est vu comme une punition du pouvoir à l’égard d’une ville qui lui reste hostile. La pauvreté s’accroît terriblement, confie un des habitants Bulawayo.

Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai cohabitent difficilement et sont d’accord sur le fait que ce gouvernement est inefficace. Depuis trois ans, Robert Mugabe partage son pouvoir avec le Mouvement démocratique pour le changement (MDC, principal parti d’opposition), incarné par le Premier ministre Morgan Tsvangirai. Il y a été contraint après les élections de 2008, marquées par des affrontements violents entre les partisans des deux candidats.

«Tous deux sont également convaincus de remporter les élections et demandent à leurs sympathisants d’aller voter afin d’éviter que la situation antérieure ne se représente, à savoir la formation d’un Parlement sans majorité», rapporte Afriscoop.

Vu sur Al-Jazeera

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