mis à jour le

Niger: campagne de démoustication

Des experts nigériens et cubains ont lancé dans la capitale nigérienne, Niamey, une campagne inédite de destruction de gîtes et larves de moustiques, responsables du paludisme qui tue chaque année quelque 2.000 personnes, en majorité des enfants, dans le pays.

Les opérations de démoustication visent "à détruire tout ce qui est moustiques et larves responsables du paludisme", a expliqué Iliassou Maïnassara, ministre nigérien de la Santé qui a donné le coup d'envoi jeudi. A l'aide de canons-pulvérisateurs montés sur des véhicules pick-up, des brigades de santé nigérienne et et cubaines descendent jusque dans les bas-fonds de la ville pour bombarder les sites censés abriter les moustiques et leurs larves.

Durant cette campagne de 20 jours, des traitements aériens sont prévus pour traiter les zones transformées en marécages par les inondations qui frappent Niamey depuis juin, a indiqué Iliassou Maïnassara.

Le pesticide liquide utilisé est "sans danger" pour l'homme et les animaux, a-t-il assuré. 

Niamey et La Havane avaient signé en septembre 2014 un protocole d'accord sur un "Programme de contrôle du paludisme au Niger". 

Avec 80% des motifs de consultation médicale en saison des pluies, le paludisme représente la première cause de mortalité chez les enfants. Sur dix personnes qui meurent de paludisme sept sont des enfants, selon les  autorités sanitaires nigériennes.

En 2015, sur les 2.065.340 de cas de paludisme notifiés au Niger, 60% des malades sont des enfants de moins de 5 ans, déplorent-elles. En 2013, le "palu" a tué 2.555 personnes, essentiellement des enfants âgés de moins de 5 ans, sur plus de 3,9 millions de cas notifiés à travers le pays, selon des chiffres du ministère de la Santé.

Pour lutter contre le paludisme, le Niger et ses partenaires misent jusqu'ici sur la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées. Entre 2005 et 2015, le nombre de décès imputables au paludisme a baissé de 24% dans le pays, en grande partie grâce à ces moustiquaires, soulignent les ONG.

Il n'existe pas encore de vaccin contre le paludisme. Pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dormir sous une moustiquaire est le seul moyen efficace de s'en prémunir. Au Niger, le combat contre le paludisme est souvent freiné par l'auto-médication et l'ignorance des populations à majorité analphabètes.

Dans de nombreux villages des symptômes graves de la maladie, notamment les convulsions, sont perçus comme des actes de sorcellerie ou de sort jetés sur les malades.

AFP

Ses derniers articles: CAN des quartiers:  Le musée national du Soudan réhabilité par l'Italie rouvrira fin 2021  Candidature de Ouattara en Côte d'Ivoire: heurts entre opposants et forces de l'ordre 

campagne

AFP

RDC: début d'une campagne massive de vaccination contre le choléra

RDC: début d'une campagne massive de vaccination contre le choléra

AFP

Le Premier ministre ivoirien de retour aux affaires du pays et de sa campagne électorale

Le Premier ministre ivoirien de retour aux affaires du pays et de sa campagne électorale

AFP

Covid-19: le Maroc érige un hôpital de campagne après l'apparition de foyers

Covid-19: le Maroc érige un hôpital de campagne après l'apparition de foyers

Cuba

AFP

La Zambie demande

La Zambie demande

Communisme

L'Angola nomme sa nouvelle autoroute Fidel-Castro, mauvaise idée

L'Angola nomme sa nouvelle autoroute Fidel-Castro, mauvaise idée

AFP

L'Afrique du Sud donne 25 millions d'euros d'aide

L'Afrique du Sud donne 25 millions d'euros d'aide

Niamey

AFP

Coronavirus/Niger: réouverture des lieux de culte et couvre-feu levé

Coronavirus/Niger: réouverture des lieux de culte et couvre-feu levé

AFP

Niger: calme sous tension

Niger: calme sous tension

AFP

Coronavirus: rupture de jeûne dans le calme

Coronavirus: rupture de jeûne dans le calme