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Zambie: interdiction d'un rassemblement religieux où était attendu le chef de l'opposition

La police zambienne a bloqué jeudi l'entrée de la cathédrale de Lusaka où l'opposant Hakainde Hichilema devait faire sa première apparition publique depuis sa sortie de prison le 16 août.

Hakainde Hichilema, surnommé HH, a recouvré la liberté au terme de quatre mois d'une incarcération très controversée pour trahison, qui a provoqué de vives tensions politiques dans le pays.

L'opposant était attendu jeudi à la cathédrale de Lusaka où devaient être dites des prières.

"L'organisateur (de cet événement) n'a pas informé la police. La demande (de rassemblement) doit être faite par écrit", a expliqué à l'AFP le commissaire de police de la province de Lusaka, Nelson Phiri, pour justifier l'intervention des forces de sécurité.

Des policiers lourdement armés ont bloqué l'entrée de la cathédrale anglicane de la Sainte-Croix et érigé des barrages sur les routes menant à l'édifice, selon des journalistes de l'AFP.

"La seule raison pour laquelle ils nous empêchent (de tenir notre événement) est que HH y était attendu", a estimé l'organisateur et responsable religieux, Simon Chihana. "Ils ont dit qu'ils lui interdiraient d'y assister", a-t-il affirmé.

Pour le porte-parole du Parti uni pour le développement national (UPND) de Hakainde Hichilema, Charles Kakoma, il s'agit là d'une "claire violation de la liberté de religion".

M. Hichilema avait été incarcéré pour avoir gêné en avril le passage du convoi du président zambien Edgar Lungu, dont il conteste la réélection en 2016. 

Le parquet a finalement renoncé à le poursuivre pour trahison après des entretiens entre la secrétaire générale du Commonwealth Patricia Scotland, le président Lungu et Hakainde Hichilema.

Le climat politique en Zambie, pays d'Afrique australe d'ordinaire calme, s'est profondément détérioré depuis l'élection présidentielle d'août 2016. Edgar Lungu avait remporté le scrutin d'une courte victoire - à peine 100.000 voix - devant Hakainde Hichilema.

AFP

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