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RDC - Proclamation imminente de la victoire de Kabila

La commission électorale de République démocratique du Congo (Céni) devrait rapidement annoncer la victoire du président sortant Joseph Kabila à l'élection présidentielle à un tour du 28 novembre dernier, rapporte l’Express.fr.

Après le dépouillement dans plus de deux-tiers des bureaux de vote, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, bénéficierait de 46,4% des suffrages contre 36,2% pour Etienne Tshisekedi, le candidat de l’Union démocratique pour le progrès social (UDPS), selon la Céni. Avec plus de 1,3 million de voix d’avance, il n’y a quasiment aucun doute sur l’issue du scrutin. Les deux autres opposants, Vital Kamerhe et le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo sont très loin derrière, avec respectivement 7% et 4%.

A Kinshasa, la capitale, la tension est à son comble entre les partisans de Kabila et les opposants qui rejettent les résultats. Selon l’envoyé spécial de l’Express, le gouvernement congolais a déployé 20.000 militaires dans toute la capitale Kinshasa et particulièrement dans le fief de Tshisekedi, le quartier de Limete.

Les dernières semaines ont été marquées de violences et troubles, entre «registres électoraux douteux, organisation chaotique, médias officiels aux ordres, campagne émaillée de violences meurtrières, prophéties incendiaires, fraudes massives et grossières, crispations ethniques et identitaires» et «intox frénétique». Autant d'éléments qui laissent craindre un éclatement de la violence incontrôlable. Dix-huit personnes y ont déjà perdu la vie.

Pour Mgr Nicolas Djombo, le président de la Conférence épiscopale, la République démocratique du Congo (RDC) est «un train à grande vitesse qui fonce droit dans le mur».

Cette élection présidentielle, «navrante mascarade» selon les mots de l’hebdomadaire français, a même déjà provoqué le départ de certains Congolais qui ont rallié Brazzaville par le fleuve Congo.

Le magazine espère au moins que la Mission des Nations unies (Monusco) et les partenaires de la RDC émettront un message ferme envers le pouvoir congolais: «pas question de cautionner ou de voler au secours d'un pouvoir illégitime».

Lu sur l'Express

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