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RDC: présentation des auteurs présumés d'attaques de prison et commissariats

La police nationale congolaise (PNC) a présenté vendredi une quinzaine de personnes comme auteurs présumés de cinq attaques contre une prison de Kinshasa, trois commissariats de police et la marché central de Kinshasa.

"Ces quinze assaillants, dont deux venus de Kananga pour assurer les rites initiatiques Kamwina Nsapu, sont des présumés responsables des attaques qui ont endeuillé la ville de Kinshasa, ciblant les prisons et cachots, les commissariats de la police nationale et le grand marché de Kinshasa", a déclaré le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu.

Parmi eux figurent des membres du parti historique d'opposition l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), des membres présumés du mouvement Kamwina Nsapu engagé dans des violences meurtrières au Kasaï dans le centre de la RDC avec les forces de sécurité, selon le colonel Mwanamputu.

L'UDPS a démenti toute implication. "C'est de la provocation pure et simple que d'impliquer l'UDPS dans ces montages. L'UDPS a toujours prôné les méthodes pacifiques. Ces déclarations de la police sont l'½uvre de la famille politique" du président Kabila, a réagi auprès de l'AFP Augustin Kabuya, porte-parole du parti. 

Les présumés assaillants présentés "ont été remis" au parquet pour la suite de la procédure jusqu'à des procès, selon l'officier.

Entre mai et juillet la série d'attaques et des évasions à Kinshasa a touché la prison de Makala, la grande prison de Kinshasa,  et plus de 4.000 détenus en avaient profité pour s'évader. Les commissariats de police de Limeté, Matete et Kalamu ainsi que le marché central de Kinshasa ont été aussi attaqués. 

Ces différentes attaques et évasions sont intervenues alors que la République démocratique du Congo est minée par une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat a échu le 20 décembre dernier. 

Âgé de 46 ans, M. Kabila a succédé à son père en janvier 2001. Élu président en 2006, il a été réélu en 2011, lors d'un scrutin entaché de fraudes massives. 

Son mandat s'est achevé en décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais il se maintient à la tête du pays en vertu d'un arrêt controversé de la Cour constitutionnelle, entérinée par un accord signé le 31 décembre 2016 entre la majorité et l'opposition.

AFP

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