mis à jour le

Une société du Liberia serait derrière la cyberattaque en Allemagne

Un Britannique jugé en Allemagne pour une vaste attaque informatique qui avait touché en novembre plus d'un million de clients de l'opérateur allemand Deutsche Telekom a reconnu vendredi avoir agi pour le compte d'une société du Liberia.

Cet homme de 29 ans, présenté comme Daniel K., a reconnu les faits devant le tribunal de Cologne (ouest) et déclaré que l'attaque constituait "la plus grande erreur de sa vie".

Il avait été arrêté le 22 février à l'aéroport londonien de Luton par des policiers britanniques sur la base d'un mandat d'arrêt européen délivré par le parquet de Cologne, puis extradé vers l'Allemagne où il est depuis en détention provisoire.

Devant le tribunal, qui le juge pour "tentative de sabotage informatique", il a déclaré avoir agi pour le compte d'une entreprise de télécommunication du Librria qui voulait s'en prendre à une autre entreprise libérienne concurrente.

Selon la police allemande, le but de l'attaque était de prendre le contrôle de routeurs de Deutsche Telekom afin d'y intégrer des "botnets", soit un réseau d'ordinateurs utilisés à l'insu de leurs propriétaires pour des activités illégales.

Deutsche Telekom n'était pas la véritable cible du hacker britannique, les routeurs de l'opérateur allemand, certes saturés par l'attaque, ayant "simplement" servi à attaquer la société libérienne visée.

Deutsche Telekom a évalué à environ 2 millions d'euros le coût de l'attaque, qui avait pris fin lorsque la firme avait conseillé à ses clients de débrancher leur routeur et de le redémarrer après avoir procédé à l'actualisation d'un logiciel.

Le Britannique a également indiqué avoir reçu 10.000 dollars (environ 8.600 euros) pour son travail, affirmant avoir acquis ses compétences informatiques à travers quelques cours et en se documentant par lui-même.

Le verdict est attendu le 28 juillet. Il encourt jusqu'à 10 ans de prison.

L'Allemagne, déjà victime dans le passé de plusieurs attaques informatiques, prend très au sérieux les questions liées à la cybersécurité.

Ses services de renseignements mettent ainsi en garde contre de possibles cyberattaques lors des législatives de septembre, à l'image de ce qui s'est produit pendant les campagnes présidentielles américaine en 2016 et française en 2017.

En 2015, le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, avait fait l'objet d'attaques informatiques venant, selon Berlin, de Russie. Mis en cause, Moscou a toujours démenti avoir joué le moindre rôle.

AFP

Ses derniers articles: Affaire Drareni: le président Tebboune accuse RSF de vouloir "déstabiliser" l'Algérie  Nigeria : fin de la grève des professionnels de la santé  RDC: des check-points pour traquer les taxis-ravisseurs de femmes 

Allemagne

AFP

L'Algérie prête

L'Algérie prête

AFP

Un Tunisien arrêté en Allemagne pour un projet d'attentat

Un Tunisien arrêté en Allemagne pour un projet d'attentat

AFP

Deux chefs hutu rwandais condamnés

Deux chefs hutu rwandais condamnés

Liberia

AFP

Le Liberia abandonne les poursuites contre le fils de l'ex-présidente Sirleaf

Le Liberia abandonne les poursuites contre le fils de l'ex-présidente Sirleaf

AFP

Prendre le Covid de vitesse au Liberia éprouvé par Ebola

Prendre le Covid de vitesse au Liberia éprouvé par Ebola

AFP

La Finlande arrête un Sierra-Léonais pour des exactions pendant la guerre au Liberia

La Finlande arrête un Sierra-Léonais pour des exactions pendant la guerre au Liberia

société

AFP

Mali: la junte réunit partis et société civile ce week-end sur la transition

Mali: la junte réunit partis et société civile ce week-end sur la transition

AFP

Mozambique: un officier de police arrêté pour le meurtre d'une figure de la société civile

Mozambique: un officier de police arrêté pour le meurtre d'une figure de la société civile

AFP

Coup de filet contre la société civile guinéenne avant des manifestations

Coup de filet contre la société civile guinéenne avant des manifestations