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Un utilisateur de l'application Uber au Kenya. SIMON MAINA / AFP
Un utilisateur de l'application Uber au Kenya. SIMON MAINA / AFP

Au Kenya les chauffeurs Uber vont faire des selfies pour la sécurité de leurs clients

L'entreprise américaine estime que cela renforcera la sécurité pour les passagers et leurs conducteurs.

Être un chauffeur Uber n'est pas un métier facile, quelque soit le pays où vous travaillez. Il faut gérer les ordres de l'application qui peut vous contraindre à traverser une mégalopole à l'heure de pointe pour aller prendre un client pressé. Il faut aussi supporter des citadins mécontents qui déversent mille reproches sur vous comme on s'essuie les pieds sur un paillasson. 

Mais ces conditions de travail sont particulièrement dures au Kenya pour les petits soldats de l'armée Uber. En février 2016, l'agence de presse AP avait rapporté la multiplication des agressions de chauffeurs de taxis contre leurs homologues d'Uber, accusés de leur piquer leur travail. En février 2016, un conducteur Uber avait ainsi vu son véhicule brûlé. D'un autre côté, un chauffeur kényan de l'entreprise américaine avait été accusé de viol sur une de ses clientes, qui avait raconté son histoire. Un incident pas isolé. 

Pour remédier à cette insécurité -autant pour les conducteurs que pour leurs passagers-, Uber a donc sorti une solution inattendue de son sac: demander aux chauffeurs de se prendre régulièrement en selfie avec leurs clients, comme le rapporte le site d'information Quartz. Si la photo du chauffeur ne correspond pas à celle de son profil, ce dernier est bloqué sur l'application. Un outil qui doit permettre d'éviter les usurpations d'identité. 

«Uber dit que l'identification en temps réel aidera les chauffeurs à protéger leur compte. C'est aussi "une protection pour les passagers en ajoutant un niveau supplémentaire de fiabilité sur l'application pour assurer qu'il s'agit bien de la bonne personne derrière le volant", a affirmé l'entreprise dans un communiqué envoyé par e-mail», note le site Quartz. 

Uber tente depuis plusieurs mois de renforcer la sécurité de son application pour les utilisateurs dans les grands centres urbains où l'entreprise s'est implantée en Afrique, dont à Lagos et Nairobi. Ces deux villes ont par exemple été les premières où les utilisateurs de l'application ont pu payer leurs courses en cash. 

Camille Belsoeur

Journaliste à Slate Afrique. 

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