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Maroc: affrontements nocturnes entre manifestants et policiers

Des affrontements ont opposé une partie de la nuit manifestants et policiers dans la ville d'Al-Hoceïma, où le mouvement de contestation populaire se durcit après une vague d'arrestations et de lourdes condamnations, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

"Une centaine d'habitants étaient descendus (jeudi soir) sur une avenue de la ville pour manifester. Il y a eu une intervention musclée des forces de l'ordre", a indiqué un témoin, joint au téléphone par l'AFP.

"Ils ont tapé les gens, les jeunes se sont dispersés dans les ruelles et ont commencé à caillasser, les policiers ont utilisé des grenades lacrymogènes", a raconté cette source.

"Des femmes ont été violentées, des manifestants ont été blessés, (...) il y a eu des course-poursuites dans les ruelles", a accusé cet habitant.

"Le traditionnel face à face nocturne entre manifestants et forces de l'ordre a tourné à l'émeute", a rapporté le site d'info Le Desk. 

"Le +hirak+ (surnom de la contestation), dans l'ensemble pacifique jusqu'à présent s'est transformé en batailles rangées avec la police, jets de pierres contre tirs de grenades lacrymogène, jusqu'au bout de la nuit", selon Le Desk.

La veille, des heurts avaient déjà eu lieu dans la ville, au soir de la condamnation -les premières par la justice marocaine depuis le début de la contestation il y a sept mois- de 25 jeunes manifestants à 18 mois de prison ferme, verdict qui avait suscité la colère des proches des condamnés.

La province d'Al-Hoceïma est secouée depuis octobre par un mouvement de contestation populaire qui dit lutter pour le développement du Rif, qu'il estime "marginalisée".

Pour répondre à ces revendications, l'État marocain a relancé ou accéléré un vaste programme de projets d'infrastructures. Mais la police a procédé depuis le 26 mai à plus d'une centaine d'arrestations, dont les principaux meneurs du mouvement, accusés notamment "d'atteinte à la sécurité intérieure".

86 personnes ont été présentées à la justice, dont une trentaine ont été emprisonnées et sont accusées notamment "d'atteinte à la sécurité intérieure".

Al-Hoceïma et des localités voisines sont depuis lors le théâtre de rassemblements nocturnes quotidiens pour exiger leur libération, qui se sont déroulés ces derniers jours dans un climat de plus en plus tendu face aux policiers déployés pour empêcher tout attroupement.

Les premières condamnations de mercredi "aggravent les blessures du Rif", titrait vendredi le quotidien arabophone Akbar Alyaoum (indépendant), tandis que pour Al Massae, autre quotidien, les condamnations ont "provoqué des affrontements".

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