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Zambie: l'accusation de trahison maintenue contre le chef de l'opposition

La justice zambienne a refusé mercredi d'abandonner les poursuites pour trahison contre Hakainde Hichilema, le leader de l'opposition emprisonné depuis plus de deux semaines après avoir tenté de perturber le passage du convoi présidentiel. 

Hakainde Hichilema est accusé d'avoir entrepris de "renverser par des moyens illégaux le gouvernement du président Lungu, à des dates inconnues entre le 10 octobre 2016 et le 8 avril 2017".

"La loi ne donne pas à cette cour le pouvoir de retirer cette accusation", a déclaré le juge Greenwell Malumani, devant un tribunal de Lusaka plein à craquer, rejetant l'abandon des poursuites réclamé par M. Hichilema.  

Le magistrat a indiqué que le chef de l'opposition devait adresser cette demande à l'instance compétente, la Haute Cour de Lusaka.

Le crime de trahison est passible en Zambie d'une peine allant de quinze ans de prison à la peine capitale.

Hakainde Hichilema est également poursuivi pour "insultes" et "refus d'obtempérer à une injonction policière" pour avoir gêné le passage du convoi de son rival, le président Edgar Lungu, lors d'un déplacement dans l'ouest de la Zambie, au début du mois. 

Éternel vaincu aux élections présidentielles, il avait échoué pour la cinquième fois consécutive en août dernier, devancé de 100.000 voix (2,5%) par le dirigeant sortant Edgar Lungu, au pouvoir depuis 2015. 

Celui qu'on surnomme "HH" en Zambie refuse d'admettre sa défaite et conteste toujours les résultats, arguant de fraudes, même si la Cour constitutionnelle a validé la réélection de son rival.

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