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RDC: La FIDH redoute une généralisation des violences

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) redoute une généralisation des violences en République démocratique du Congo à neuf mois d'une présidentielle incertaine dans ce pays miné par la crise politique.

"La situation sécuritaire précaire qui règne en RDC pourrait très rapidement dégénérer et plonger le pays dans des violences généralisées", écrivent la FIDH et ses ONG partenaires congolaises dans un communiqué publié lundi. 

Ce communiqué a été publié deux jours avant un vote du Conseil de sécurité des Nations unies sur le renouvellement du mandat de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco). La Monusco, présente depuis 1999 en RDC, a déployé près de 19.000 soldats, policiers et observateurs militaires dans l'Est et à Kinshasa essentiellement.

"Le Conseil de sécurité doit renouveler le mandat de la Monusco et de sa Brigade d'intervention et lui donner les moyens de renforcer sa présence à l'est, dans le centre et dans les grands centres urbains en amont de grands rassemblements", selon les termes du communiqué.

L'Est congolais est déchiré par des conflits armés depuis plus de vingt ans, tandis que le centre du pays, est le théâtre d'une rébellion qui a fait au minimum 400 morts depuis septembre. Deux experts onusiens y sont disparu depuis deux semaines.

"Cette déstabilisation de plus en plus généralisée semble en partie encouragée et instrumentalisée par les autorités congolaises dans le but de repousser à nouveau l'organisation des élections et de conserver le pouvoir", ajoute le document.

La RDC est minée par une crise politique née du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà du terme de son mandat qui a échu le 20 décembre dans un climat de violence.

Un accord de cogestion du pays et de sortie de crise signé le 31 décembre entre la majorité et l'opposition, sous l'égide de l'épiscopat congolais, prévoit l'organisation de la présidentielle à fin 2017, délai qui semble incertain.

Ce compromis autorise M. Kabila - au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter -  à se maintenir à la tête du pays, en contre-partie de la nomination d'un Premier ministre de l'opposition. 

Les tractations sur les postes ministériels retardent la signature du texte d'application de cet accord.

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