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Gabon: le dialogue politique voulu par Bongo se précise, sans Ping

Le calendrier politique s'est accéléré mardi au Gabon, avec la fin des préparatifs du "dialogue politique" voulu par le président Ali Bongo Ondimba après sa réélection contestée en 2016, une main tendue que refuse son rival Jean Ping

Réunies depuis une quinzaine de jours, la majorité et une partie de l'opposition ont bouclé les travaux d'un comité préparatoire "paritaire" pour organiser le "dialogue inclusif et sans tabou" que souhaite l'exécutif, six mois après les violences qui ont suivi le scrutin présidentiel du 27 août. 

"La prochaine phase sera le lancement officiel du dialogue par le chef de l'État. Je peux dire que cela ne saurait tarder, c'est-à-dire dans une semaine tout au plus", a déclaré à l'AFP le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet. 

"Je ne pense pas qu'il manque une partie de l'opposition. Nous avons consulté près de 54 ou 56 partis, c'est-à-dire l'ensemble des partis de la majorité et de l'opposition", a ajouté M. Issoze Ngondet, venu conclure les travaux.

La Coalition pour la nouvelle République (CNR) de Jean Ping et ses partisans n'a participé "ni de près ni de loin" à ces travaux préparatoires, a indiqué à l'AFP son porte-parole, Jean Gaspard Ntountoume.

Crédités officiellement de 47,24% des voix contre 50,66% pour Ali Bongo, Jean Ping a toujours refusé l'offre de dialogue politique de son rival, dont il ne reconnaît pas la victoire, se proclamant le "président élu".

Le dialogue devra porter sur la réforme des institutions, les futures élections, la modernisation de la vie politique, la cohésion sociale et la paix.

"Le dialogue se tiendra à Libreville et durera 21 jours qui pourront être prolongés", a indiqué le rapporteur, qui a évoqué la présence de médiateurs gabonais ou étrangers.

"On va parler du mandat du président de la République, parce que nous souhaiterions la limitation du mandat. Nous souhaiterions des élections à deux tours", a déclaré à l'AFP l'un des représentants de l'opposition prête au dialogue, Pierre Claver Maganga Moussavou.

Incendie partiel de l'Assemblée, pillages, un millier d'interpellations, des morts: les violences post-électorales de début septembre ont traumatisé le Gabon, petit pays de 1,8 million d'habitants habitué à la paix civile et à une relative prospérité mise à mal par la crise du pétrole, sa principale richesse.

AFP

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