SlateAfrique

mis à jour le

Côte d'Ivoire - Après les femmes cougars, les hommes pumas sortent leurs griffes

On connaît le phénomène des femmes «cougar», ces femmes d’âge mûres croqueuses de jeunes hommes. On parle moins des hommes «cougar», ou plutôt des hommes «puma».  En Côte d’Ivoire, ces hommes en quête de chair fraîche qui sont plus près du cercueil que du berceau représentent un véritable phénomène, selon le quotidien ivoirien Fratmat.info. A Abidjan, on appelle ces dragueurs intarissables les «vieux pères choco» ou «vieux jo».

Ces prédateurs de plus de cinquante, voire de soixante ans essaient désespérément de paraître plus jeunes en se teignant les cheveux avec du «yomo» (colorant capillaire noir),  et en s’habillant sur leur trente-et-un avec des habits de marques, avant de chassent les «fraîchinies» («les petites filles») près «des établissements scolaires et dans les maquis-bars et cabarets» fréquentés par les jeunes.

«Ils courent à longueur de journée après les filles à peine sorties de l’adolescence, qui ont l’âge de leurs petites filles», explique le journal ivoirien.

Retour d’âge ou vice? Ces «vieux pères» font autant parler que leurs homologues féminins, les «vieilles mères». Chacun y va de son analyse. Pour Ouattara Siriki, couturier à Koumassi (au sud d’Abidjan), ces flambeurs tentent de vivre une frivolité qu’ils n’ont pas vécu dans leur jeunesse par manque de moyens:

«Quand mon oncle a commencé à travailler, il n’avait que le Brevet de technicien. Il avait à l’époque un petit salaire qui ne lui permettait pas de vivre décemment et menait donc une vie bien rangée. Mais quand il est devenu ingénieur en poursuivant ses études, avec le nouveau salaire qu’il gagnait, sa vie a changé», raconte-t-il.

D'après N’goran Bertrand, dentiste près d'Abidjan, «plusieurs raisons expliquent ce comportement. Il y a ceux pour qui, la recherche de filles qui ont l’âge de leurs petites-filles est un vice. Ceux-là, il faut les délivrer». Il oppose ces derniers à ceux, plutôt victimes, qui se font plumer par ces jeunes femmes, que certains accuseront toujours d’«entretenir le phénomène» pour des raisons matérielles.

Lu sur FratMat.info

A lire aussi

Cameroun: la drague, combien ça coûte?

L'arme de séduction massive des Sénégalaises

Les Petites, croqueuses de maris au Cameroun