La mise à mort de l'université ivoirienne
Pour l'universitaire Michel Galy, l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara met en danger l'enseignement supérieur en Côte d'Ivoire.
Alassane Ouattara, le 13 septembre. REUTERS/Pool New
Les malheurs de l’université ivoirienne, en passe d’être détruite aujourd'hui, remontent pourtant plus loin: comme pour l’ensemble du pays, la zone rebelle a servi, depuis le coup d’Etat manqué de 2002, de banc d’essai; l'université de Bouaké, dans le fief de la rébellion ouattariste, a en effet été complètement pillée et rendue à ce point inutilisable qu’étudiants et professeurs se sont retrouvés à …Abidjan, squattant au début amphis et cours du campus de Cocody la nuit ou le dimanche -puis se retrouvant dans de nouveaux locaux construits malgré la guerre civile.
Une dégradation progressive de l'université
Que faire d’autre quand livres, bancs, équipements –jusqu’aux huisseries et métaux de construction ont été volés, pillés ou incendiés? Cette libérianisation de l’université ivoirienne a été appliquée à grande échelle pendant et après le coup d’Etat franco-onusien d’avril 2011.
Tout se passe comme si l'Université ivoirienne, ses professeurs et ses étudiants étaient devenus l'ennemi collectif du nouveau régime; dans une déclaration faite à Lomé, Alassane Ouattara ne vient-il pas d'annoncer la fermeture pour deux ans des établissements publics ivoiriens d'enseignement supérieur! La Côte d'Ivoire, entre maîtres de guerres et technocrates, sera-t-elle le seul pays au monde à avoir détruit sa propre Université?
Le contraste est patent avec le régime précédent qu'on a pu nommer (en référence malicieuse à la III°république française), la «République des professeurs». De l'historien Laurent Gbagbo à l'économiste Aké N'gbo Gilbert- tous deux en déportation sans inculpation ni jugement à Korhogo et à Bouna, du philosophe Voho Sahi à l'historien Pierre Kipré- en exil quant à eux à Accra, capitale du Ghana, tous ont exercé, revanche sur l'affairisme houphouétiste et «l'idéologie du planteur», des responsabilités politiques; on aura reconnu, dans l'ordre cité, le président et le premier ministre ivoirien, le ministre de la Culture et l'ambassadeur de Côte d'ivoire en France.
Et certes, contrairement aux calomnies, cette république des professeurs et des chercheurs, bien qu'en butte à une rébellion armée aidée par la droite française dans sa prise du pouvoir a bien été, par certains côtés, celle de l'intelligence.
J’en voudrai pour preuve ce formidable effort de réflexion national (et même panafricain) qu’a été en 2010 la commémoration des 50 ans des Indépendance, pauvre indépendance bafouée et humiliée lors du putsch sanglant de 2011! Ce qu'on pourrait nommer, en termes heideggériens, l'auto-affirmation de l'université ivoirienne, s'est notamment traduit par cinq colloques successifs, établissant l'état des lieux, prospectant les futurs possibles, cherchant les voies d'une «seconde indépendance».
Et si c'était cette intelligence collective, critique et rebelle, mais en même temps porteuse des luttes des Indépendances comme des révolutions africaines encore à venir, qu'on a voulu, qu'on veut toujours anéantir?
La France, allié de poids de Ouattara
Car du point de vue géopolitique, un tournant était en cours,vers une pluralité d'acteurs, notamment la Chine- ce qui n'était nullement exclusif avec une collaboration franco ivoirienne soucieuse des intérêts communs et du respect de l’autre; y a-t-il d’ailleurs des dirigeants plus francophones et francophiles par certains côtés que ces professeurs ayant pour la plupart fait leurs études dans les universités françaises, continuant à produire articles et ouvrages avec leurs collègues français- ceux-là même qui les ont abandonnés, reniés et parfois insultés quand ont commencé les temps mauvais de la délégitimation politique et des campagnes médiatiques préalables?
Il y a bien eu, hélas trahison des clercs et forfaiture médiatique! Il faudra bien, un jour, faire l'inventaire des délateurs de la presse et des intellectuels organiques des Services ou du sarkosysme, intoxicant l'opinion publique internationale, jusqu'au monde intellectuel français qui connaissait pourtant les acteurs ivoiriens et, pour certains, le pays...
Un pays laissé à l'abandon
Le silence des intellectuels, lorsque tombaient les bombes franco onusiennes sur la présidence et la résidence, mais aussi campus et cités, CHU et camps militaires habités par des familles entières, tuant des centaines de civils (dont nombre d’étudiants engagés) semble, depuis avril, assourdissant.
A quoi bon disserter sur les «guerres humanitaires» au Kosovo, en Irak et en Libye- demain en Syrie ou en Iran, rappeler les immenses massacres du «Cameroun»sans voir que le même modèle d'intervention a été mis en œuvre en Cote d'ivoire- et que quelque part la mise à mort de l'université parachève les massacres?
L'écrivain espagnol Miguel de Unamuno, depuis son université de Salamanque affirmait déjà qu’en entendant les franquistes louer la mort et la fin de l'intelligence («Abajo la inteligencia!», A mort l'intelligence!,osait clamer le général Millan Astray) c'était bien, au-delà du fascisme, le glas de toute civilisation qui se manifestait! Ses paroles de 1936 ne sont-elles pas, encore, prophétiques -pour d’autres temps et d’autres lieux:
«Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat».
Que dire des institutions internationales en charge de la Culture, de l'Education ou de la langue? Si des «organisations des droits de l’homme» se sont définitivement discréditées par leur engagement partisan en Côte d’ivoire (cf. le dernier rapport d'Human Rights Watch...), si est patent l’honneur perdu de la Cour Pénale Internationale (CPI) dont Jean Ping, président de la commission de l'Union Africaine, a publiquement dénoncé l'instrumentalisation et le rôle de «néocolonialisme judiciaire» (le procureur Ocampo a récemment serré la main, à Abidjan, de criminels de guerre notoires), on attend encore un plaidoyer fort et des actions effectives de l'Unesco,Unicef ou Francophonie, en faveur de l'université d'Abidjan.
Mais ne s'agit-il pas en fait d'une punition collective contre un milieu intellectuel sudiste largement favorable au président Laurent Gbagbo?
Un clivage Nord/Sud de l'enseignement universitaire
Démontrant que le régime Ouattara est plus fragile que sa propagande l'affirme, cette tentative de mise à mort de l'université rencontre pourtant des résistances inattendues; syndicats d’étudiants et de professeurs, partis politiques et journalistes qui commencent à tisser des liens par delà les frontières.
Le régime, par le biais d'une ministre dont l'incompétence, voire le semi analphabétisme provoque des gorges chaudes à chaque intervention, a cru faire une concession majeure ces jours ci; après l'annonce depuis Lomé de la fermeture universitaire et des deux «années blanches», on a cru bon d’en excepter l’université de Bouaké et de Korhogo: en somme les ex-rebelles à Abidjan, et les étudiants sudistes en ré-éducation au Nord ?
Il est plus probable que si elle était maintenue, cette surprenante décision se traduirait par une partition de fait du système éducatif, régionalisation et ethnicisation provoquant une «université dioula» (une langue très parlée dans la région) au Nord et … l’absence de tout enseignement supérieur au Sud!! Double peine pour une capitale qui a voté à 54% pour le candidat Gbagbo, toutes ethnies confondues…
Politique éducative au fond suicidaire pour le régime: exclus par les droits d’inscription d’une université désormais privatisée, que feraient les centaines de milliers d’étudiants désespérés et paupérisés, sans autre issue que la lutte politique et le combat de rue?
Le régime Ouattara qui ferme sa seule université alors qu’il se targuait d’en construire «une par an» s’est lancé dans un projet aussi symbolique que caricatural: enfermer d’un mur d’enceinte le campus de Cocody- plutôt que de le réhabiliter; à grand frais ce «mur de Berlin» (déjà «mur de la honte» pour la débordante inventivité langagière d’Abidjan) pourra peut être ceinturer l’immense espace universitaire, peut être le cacher aux nouveaux maîtres; on doute qu'il enferme qui que ce soit, notamment les étudiants et la turbulente jeunesse abidjanaise. Quant à enfermer intelligence universitaire et esprit critique, mur ou pas mur, la tâche semble tout simplement impossible…
Michel Galy
A lire aussi
France-Côte d'Ivoire: de l'indépendance dans l'interdépendance
Les mystères de l'arrestation de Gbagbo
l'auteur







Mr Michel Galy, j'ai du après la lecture régulière de vos différents article me résoudre malgré moi, a créer un compte pour laisser un commentaire. Vous faites la part belle a l’instrumentalisation du régime ouattara par la france, a la détention arbitraire de certain "saint" du précédent régime, et maintenant en manque d'arguments vous utiliser des contre vérités....
Je ne me lancerais pas dans un débat d’idée mais je vous demande de grâce de d'abord vérifier vos sources et ensuite d’arrêter de verser de l'huile sur le feu >> slate est un site d'information pas un site de propagande... l’objectivité est ou?? je vous lis depuis un moment et vous êtes parmi ceux qui font l'apologie de régime despotique cela peut être par conviction politique mais d’expérience je dirais plus que c'est la nécessité de nourrir votre famille qui vous conduit a un comportement plus qu'immorale de la part d'un journaliste.
De grâce laissez nous nous relever de ces moments difficiles, merci de vos conseil on s'en passera.
PS: Cest logique quand tout les professeurs sont tous conseilles a la présidence et qu'ils sont pour la plupart en exil et milliardaires, les étudiants transformes en milices et surtout les bâtiments détruit de quel rentrée scolaires parler vous ??? les conditions sont elles réunies pour étudier??
...L'infidèle, et en relisant l'article je viens de voir que ce Galy a osé (!) dire que "cette république des professeurs et des chercheurs ()a bien été, par certains côtés, celle de l'intelligence"!!!!! Là , on est mort de rire. Si un troupeau d'énergumènes plus incompétents les uns que les autres aux postes qu'ils occupaient, tous occupés détourner le maximum de l'argent public, représentent pour ce monsieur le summum de l'intelligence, on comprend mieux son niveau. Petite anecdote: en 2007, j'ai rencontré un instituteur (de l'ethnie de Gbagbo - je précise que j'ai beaucoup d'amis géniaux bétés) sans doute compétent dans son domaine, mais a qui on avait confié la construction d'un stade . Oui, je dis bien d'un stade, pas immense sans doute, mais où un minimum de connaissance technique était tout de même requis... On pouvait lire dans ses yeux et comprendre à travers son excitation que c'était la première fois qu'il allait pouvoir "bouffer" copieusement. je ne sais pas ce qu'il est advenu du fameux stade, mais je serais surpris qu'il soit allé tres loin au delà de la pose de la premiere pierre... Ainsi allait la vie sous gbagbo, si tu es issu de l'enseignement et de surcroit de son ethnie, tous les postes étaient accessibles sans crainte du ridicule.... Je vous laisse pour de bon cette fois et surtout continuez à nous faire rire monsieur Galy!
... Michel Galy doit appartenir à cette categorie d'intellectuels de pseudo gauche que jadis auraient vu dans l'URSS de Staline le paradis des travailleurs et dans la Chine de la révolution culturelle la création de l'homme nouveau... Mais ces gens là ont-il jamais eu un peu de sens de la realité? Galy sait-il quelques chose de la condition des étudiants à l'époque Gbagbo? Ou il était trop occupé à discuter avec des amis professeur-ministres qui avaient depuis longtemps deserté l'Université pour des poltrones mieux payées? A part le fait qu'il invente des centains de victimes civiles des bombardements ONU et que change le score obtenu par Gbagbo à Abidjan du 51,9% AU 54%. Certe que l'intelligence et l'ésprit critique sont bien infermés si on doit compter sur des intellectuels pareil...
Qui contestera ici le fait que les premiers actes des rebelles pro-Ouattara, analphabètes oui, tous du Nord oui, ont toujours été de détruire les universités partout où ils passaient ? Korhogo, Bouaké, Abobo-Adjamé, Cocody... Qui a pillé ?
Qui défendra l'option stupide et imposée à tous les acteurs de l'éducation de deux années blanches ?
C'est fou comme certains, qui s'accommodent des FRCI et des dozos drogués dans les rues d'Abidjan, accusent en bloc les étudiants d'avoir été tous des "miliciens", qui méritent donc la punition que la "République des dozos" leur inflige...
Mr. Galy
j'ai déjà répondu à vos articles, mais là , vous venez de passer à un niveau supérieur.
Et c'est dommage, car le sujet mérite d'être débattu, il est crucial pour l'avenir du pays et je crois que la situation des universités touchent des étudiants de tout horizons politiques et régionales confondues.
Mais, on perd tout intérêt à vous lire au milieu du ton caricatural, diviseur et qui manque singulièrement d'analyses et de faits concrets.
Mais surtout on se demande.. mais pourquoi Ouattara veut éliminer l'université? Première réponse: c'est un fasciste et il est contre l'intelligence. Alors là ! Ce sera difficile alors pour lui de développer le pays comme il l'entend et d'avoir une main d'oeuvre qualifiée... mais bon, par principe, il est contre l'intelligence.
Mais non, ce n'est pas vraiment ça, il est contre l'intelligence pour le Sud et veut une.... Université dioula! J'ai peine à croire que quelqu'un qui se dise universitaire ose dire une telle généralité raciste et provocatrice.
Je sais qu'en plus vous savez que seulement au niveau des faits, il y a davantage de Sénoufos que de Dioulas au Nord. Mais avoir dit Université sénoufo... c'est pas aussi porteur qu'Université Dioula dans notre imaginaire.
On se rend alors compte que si vous ne parlez pas au nom des faits, vous parlez pour ceux qui vous écoutent.
Votre article, il s'adresse à ceux convaincus de votre cause, pas au lecteur quidam de Slate.
Il ne vise pas à susciter un débat sur des faits. Il avance des principes et des préjugés pour réconforter des divisions et une idéologie. Si comme vous le dites intelligence universitaire et esprit critique vont de pair, je crois qu'il est temps que vous vous appeliez idéologue et laissiez tomber universitaire.
This article is a prime example of one of the reasons things are so bad in Côte d'Ivoire. This is not journalism; it is a blatant attempt at propaganda, easily refuted by anyone with just a surface knowledge of the events of the last thirty years in RCI. What is more, its attempt at intellectualism is excruciating painful in its silliness, and underlines one of the reasons why the country was on the brink of total failure. What rot! Even this week reference was made by FPI members of Gbagbo being Jesus Christ for RCI, a claim he himself made many years ago. We've all seen his failure as a savior of the country. Why would anyone in their right mind want to return to that, unless they had a vested interest in his rule, which I suspect is the case with the so-called author of this little piece of literary fantasy?
Nothing is said of the total breakdown of the university system under Gbagbo and his so-called intellectuals, the reign of terror in university housing run by Blé Goude and his thugs of the FESCI - rapes, killings, housing monopoly-nor of the overcrowded classrooms, the absent professors, the lowered standards. My son has tried to get his doctorate in pharmacy for the past several years at the university. He comes home every day with horror stories taking place at this so-called paragon of intellectualism. Yes, the closure of the university until next year creates enormous difficulties for him and others like him. But if it in the long run it restores the university to its rightful place in the country and world, a place of true intellectualism and simply a platform for the shills of Gbagbo, then the wait will be worth it.
Galy once again shows that he is an idiot, a puppet without an original thought in his head, capable only of spouting off what his masters tell him to say. This article is a piece of crap that has no relation to reality and really has no place on a site like SlateAfrique. Shame on you.
Euuh... S'agit-il d'une blague ou d'un vrai article? Ça n'est pas évident, on sent bien que l'auteur tente de nous faire rire mais il n'y parvient que maladroitement...
Je croyais Slate trop sérieux pour publier des torchons. Mais il faut toujours s'attendre à tout de la part de ceux qui puent la haine sous le prétexte de la liberté de la presse, faisant preuve d'une malhonnêteté intellectuelle sans limite. Bref, il y a bien longtemps que l'université pour ne pas dire l'éducation est morte dans ce pays, pris en otage par des syndicalistes professionnels à vie. La FESCI a tué l'université, on le sait et il est clair qu'il faut tout remettre à plat pour reconstruire le système éducatif, fut-il au prix de 2 années blanches. Il faut construire l'université du futur.
Le Mali qui n'a pas connu la crise que nous avons vécue vient de décréter une année blanche. Naturellement, il n'y a pas lieu de s'en réjouir mais certains maux ont besoin d'un remède fort. Investissons pour les générations futures post-fescistes
Mon message s'adresse au groupe de rédaction Slate plutôt qu'à ce Monsieur.
Je pense qu'en acceptant de publier ces gens de propos, vous augmentez la souffrance de mon peuple qui a souffert et qui continue de souffrir. L'analyse de ce Monsieur est très loin de la réalité, il réveille encore ces vieux démons de la division. Quand il parle de d'université Dioula au nord, qu'il sache que la plus part des enfants dioula sont nés au sud, donc ils ne sont pas nordistes.
Mon pays est loin de ce que ce Monsieur décrit. Dans mon pays le mariage mixte existe, les peuples se rencontrent, le dioula est parlé partout dans mon pays. Donc arrêtez de mettre encore le feu dans mon pays.
Je ne connais pas la nationalité de ce Monsieur, s'il est français, qu'il sache qu'ils sont tous complices du mal de mon continent. Ils nous font croire comme s'ils défendaient la cause africaine pourtant ce sont eux nos fossoyeurs.
Qu'ils arrêtent de faire croire à la jeunesse de mon pays que Gbagbo est un panafricain. Ces personnes sont arrivés au pouvoir très pauvres et en dix ans de pouvoir ils sont devenus riches. C'est l'impôt de mon père qui a été utilisé pour entretenir ces voleurs. Ces voleurs qui ont financé les campagnes de Chirac et ils ont emmené notre jeunesse à l'abattoir au nom du "pratriotisme". C'est de la vraie imposture.
Si vous aimez mon pays, restez chez vous en France et occupez vous des problèmes des banlieux et laissez ce peuple respirer un peu Monsieur, je vous demande pardon faites le pour l'amour du ciel.
A l'évidence, ceux qui ne voient pas tout le mal que l'on fait subir à la jeunesse ivoirienne en fermant la plus illustre université de la Côte d'Ivoire, ont fermé les yeux sur le bon sens pour ne voir que l'illumination précaire que leur procure la victoire des nouveaux maîtres du pouvoir à Abidjan. Et comme on le dit, " les yeux sont le reflet de l'âme".Je ne doute pas par conséquent de la profonde tristesse et de l'état de délabrement avancé dans lesquels se trouve leur âme. Pas étonnant, qu'ils soient eux-mêmes de potentiels rebels, s'ils ne l'ont déjà été, prêts à détruire leur propre pays.Que peut-on faire avec de tels individus? L'université d'Abidjan Cocody m'a donné le savoir et les parchemins qui me permettent aujourd'hui d'avoir accès à des formations de niveau international, ici au Canada et de rivaliser par là -même, avec la jeunesse du monde entier. Mais pour en arrivé là , il a fallu qu'on me donne ma chance! La chance de faire mon premier pas dans le monde universitaire. Faudra y penser avant de prêcher pour nos différentes chapelles politiques.