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RDC: reprise du procès de l'ancien chef de guerre Germain Katanga

Le procès de l'ancien chef de guerre congolais Germain Katanga pour crime contre l'humanité a repris vendredi à Kinshasa devant la Haute Cour militaire de la  République démocratique du Congo après huit mois de suspension.

Germain Katanga et ses six coaccusés ont comparu à l'audience ouverte peu après 12h00 (11h00 GMT) dans ce procès qui avait été suspendu en juin 2016.

Ils sont poursuivis pour "crime de guerre, crime contre l'humanité et participation à un mouvement insurrectionnel" dans la région aurifère de l'Ituri (nord-est de la RDC).  

La Cour a ouvert l'instruction de l'affaire avant de la suspendre afin de "permettre à la défense de s'imprégner du dossier". La prochaine audience aura lieu dans huit jours.

Auparavant, l'un des accusés avait affirmé que le mouvement  politico-militaire auquel les accusés appartenaient (FNI/FRPI, Front des nationalistes intégrationnistes/Forces de résistance patriotiques en Ituri) "n'avait rien d'insurrectionnel" mais "travaillait avec le gouvernement pour défendre l'intégrité territoriale" menacé par des rébellions soutenues par des pays voisins de la RDC.

Pour la première fois depuis le début de ce procès en février 2016, les familles des victimes se sont constituées partie civile. 

Âgé aujourd'hui de 38 ans, Germain Katanga était le commandant des FRPI, l'une des nombreuses milices constituées sur une base essentiellement ethnique qui se sont affrontées de 1999 à 2007 pour le contrôle de l'Ituri, au cours d'un conflit qui aurait fait jusqu'à 60.000 morts.

Il avait été promu général de brigade dans l'armée congolaise fin 2004 en échange de la reddition de sa milice.

Arrêté en 2005 par les autorités congolaises, le général Katanga avait alors été livré en 2007 à la Cour pénale internationale (CPI), qui l'a condamné en 2014 à 12 ans de prison pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour l'attaque d'un village ayant fait environ 200 morts en 2003.

Transféré à Kinshasa pour purger la fin de sa détention, il devait être libéré en janvier 2016 mais les autorités ont alors annoncé leur intention de le juger pour "d'autres crimes" commis en Ituri.

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