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CAN: le Burkina Faso élimine la Tunisie (2-0) et va en demi-finales

Coucou, le revoilà: héros du Burkina Faso finaliste de la CAN en 2013, Aristide Bancé a libéré son équipe longtemps prise dans les filets d'un match serré et fermé contre la Tunisie, offrant samedi aux Etalons, vainqueurs 2-0,  un billet pour la demi-finale de l'édition 2017.

Entré en cours de jeu, par l'art du coaching du sélectionneur portugais Paolo Duarte, le géant de l'ASEC Abidjan (1,93 m) a débloqué la situation sur un coup de pied arrêté, d'une puissante frappe en extension qui a fusé en laissant sans réponse le gardien tunisien Ayem Mathlouti (80). 

La minute suivante, Bancé a failli entrer dans la légende en envoyant une balle sur le poteau droit. Partie remise pour les Etalons: sur un contre, Prejuce Niguimbe Nakoulma double la mise, enflammant les 10.000 spectateurs largement acquis à la cause des enfants du pays des Hommes libres.

Avant ces dix minutes de feu, le match avait été parfois de glace, tant les deux équipes se sont neutralisées.
Avec Ayem Mathlouti de retour dans les buts après sa blessure contre l'Algérie et Ayem Abdenour sur la gauche, la Tunisie a dominé sur le papier la première mi-temps d'après toutes les statistiques (possession du ballon et huit tirs au but contre quatre).

Mais ces 45 premières minutes furent souvent hachées sur la pelouse du stade de l'Amitié, qui portait d'ailleurs bien mal son nom vu les quatre cartons distribués à juste titre par l'arbitre sud-africain Bennett (exemple parmi d'autres, un vilain geste de Mohamed Ali Yacobi sur le gardien Kouakou Koffi, saisi en gros plan par les caméras du stade).

Une seule action méritera de figurer dans l'anthologie de la CAN-2017: un contrôle-pivot-pichenette du gauche juste au-dessus de la transversale de Betrand Traoré, à la conclusion d'un immense travail de Nakoulma et d'une belle combinaison avec Bayala (23).

La réponse tunisienne prit la forme d'une frappe à côté de Mohamed Ben Amor sur un coup-franc en retrait de Wahbi Khazri (31).

En deuxième mi-temps, les deux équipes ont continué à faire jeu égal au fil d'un match que l'on jugera au choix riche en engagements ou pauvre en occasion de buts. Wahbi Khazri a eu du mal à cacher son énervement lors de son remplacement peu après l'heure de jeu, refusant de serrer la main de son coach Henri Kasperczak.

Ca sentait les prolongations, ou le but décisif. Ce fut le coup de force de Bancé.

AFP

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