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Libye: l'Egypte oeuvre pour une "solution politique"

Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri a indiqué samedi que son pays ½uvrait pour "une solution politique" en Libye voisine, à l'issue de rencontres avec les principaux dirigeants des institutions libyennes se disputant le pouvoir.

M. Choukri s'exprimait à l'ouverture au Caire d'une nouvelle réunion diplomatique des pays voisins de la Libye, plongée dans le chaos et déchirée par les rivalités opposant ses différentes milices et tribus depuis la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi.

Deux autorités politiques se disputent le pouvoir: d'un côté, le gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, de l'autre une autorité rivale qui contrôle une grande partie de l'Est libyen et s'appuie sur le Parlement élu de Tobrouk.

Ce Parlement a apporté son soutien à l'Armée nationale libyenne (ANL), auto-proclamée par le maréchal Khalifa Haftar, qui conteste le GNA mais est soutenu par plusieurs pays arabes, comme l'Egypte, les Emirats arabes unis ou encore la Jordanie.

Les autorités égyptiennes ont récemment reçu les représentants de ces autorités rivales: le chef du gouvernement d'union nationale Fayez al-Sarraj, le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, ainsi que le maréchal Khalifa Haftar.

Le Caire cherche à trouver "un terrain d'entente, des positions de consensus, qui permettent de dépasser le tournant actuel dans la crise libyenne", a souligné M. Choukri.

"Une solution politique est la seule voie pour résoudre la crise en Libye", a précisé le ministre des Affaires étrangères égyptien, en présence notamment de ses homologues d'Algérie, de Tunisie de Libye et du Niger, mais aussi de l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler.

Le responsable égyptien a réitéré son refus de "toute ingérence étrangère dans les affaires libyennes".

Sur le terrain en Libye, deux forces militaires principales se distinguent, chacune liée aux autorités politiques rivales: les groupes armés de Misrata, dans l'ouest, qui formaient l'essentiel des forces ayant chassé le groupe Etat islamique (EI) de Syrte au nom du GNA. Et l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar, qui mène depuis plus de deux ans des combats contre les groupes jihadistes dans la partie orientale du pays, notamment à Benghazi.

Mais les alliances politico-militaires peuvent être très fluctuantes dans ce pays riche en hydrocarbures.

"Malgré les victoires remportées récemment dans la lutte contre le terrorisme, à Benghazi ou encore à Syrte, le terrorisme ne sera éradiqué de manière définitive en Libye qu'avec une solution politique", a averti M. Choukri.

AFP

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