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Libye: dans Syrte repris, la traque aux derniers jihadistes

Au lendemain de l'annonce de la reprise de Syrte, les forces pro-gouvernementales ont pourchassé mardi les derniers jihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans leur ex-fief en Libye, selon des sources militaires.

Les combattants du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont avancé maison après maison dans le dernier quartier résidentiel où étaient retranchés les jihadistes depuis plusieurs mois.

Ils ont notamment "réussi à sauver un groupe de femmes et d'enfants" que des jihadistes "utilisaient comme boucliers humains", ont indiqué les forces pro-gouvernementales dans un communiqué.

Les loyalistes ont pu mettre en sécurité mardi quatre femmes et 21 enfants et affirmé avoir dénombré "30 cadavres de jihadistes" dans les rues du quartier d'al-Giza al-Bahriya.

La "victoire" à Syrte avait été proclamée lundi par les forces pro-GNA près de sept mois après le lancement, le 12 mai, d'une offensive pour reprendre cette ville côtière, située à 450 km de Tripoli. L'EI s'en était emparée en juin 2015 en profitant de l'absence d'Etat dans ce pays plongé dans le chaos depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.

Ces deux derniers jours, les chaînes de télévision libyennes ont montré des images de femmes, vêtues de noir, et d'enfants en bas âge, apeurés, les cheveux ébouriffés et couverts de poussière, quittant le quartier assiégé.

Les habitants de Syrte ayant fui l'EI il y a plusieurs mois se félicitaient de la reprise de leur ville. "J'habitais al-Giza al-Bahriya. Ma maison est sans doute détruite. Je ne sais pas si Syrte trouvera le moyen de se relever (...) Mais ce qui compte c'est que nous soyons débarrassés de ces monstres", a confié à l'AFP Abdessalam al-Sirtaoui, réfugié à Tripoli avec sa famille chez des proches depuis plusieurs mois.

Sur le plan politique, la victoire de Syrte pourrait renforcer le GNA du Premier ministre Fayez al-Sarraj qui peine, depuis son installation fin mars à Tripoli, à asseoir son autorité. M. Sarraj reste notamment contesté par l'homme fort des autorités parallèles basées dans l'est du pays, le général Khalifa Haftar.

"L'annonce de la libération de Syrte de l'emprise de Daech est un jour historique pour la Libye qu'il faut célébrer à l'échelle nationale", s'est réjoui l'un des vice-Premier ministres, Moussa el-Koni. 

Syrte est "une ville du centre" du pays "capable de relier et de rallier" toutes les parties, a-t-il espéré, en faisant allusion à la fracture ouest-est qui divise le pays depuis plus de deux ans.  

AFP

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