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Nigeria: les grandes dates depuis l'enlèvement des lycéennes de Chibok

Principaux développements depuis l'enlèvement en 2014 à Chibok (Nigeria) de 276 lycéennes par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, après la libération jeudi de 21 d'entre elles selon une source officielle.

- Traitées en "esclaves" -

Le 14 avril 2014, 276 lycéennes âgées de 12 à 17 ans sont enlevées par des hommes armés à Chibok, dans l'Etat de Borno (nord-est), berceau de Boko Haram. 57 parviennent à s'échapper juste après le rapt. Les parents dénoncent l'inaction des autorités.

Une campagne internationale intitulée #BringBackOurGirls ("Ramenez-nous nos filles") est lancée sur les réseaux sociaux.

Le 5 mai, le chef de Boko Haram Abubakar Shekau revendique dans une vidéo le kidnapping, affirmant que les lycéennes seront traitées en "esclaves", "vendues" et "mariées" de force.

Le 12 mai, le chef du groupe diffuse une nouvelle vidéo d'une centaine de jeunes femmes présentées comme les lycéennes enlevées, affirmant les avoir converties à l'islam et exigeant la libération de prisonniers islamistes en échange des jeunes filles.

- Mobilisation -

Le 17 mai, cinq chefs d'Etat africains soutenus par l'Occident adoptent à Paris un plan de "guerre" contre Boko Haram. Des experts français, américains et britanniques participent aux recherches avec le renfort de quelque 80 militaires américains au Tchad.

Le 13 juillet, la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix qui a échappé aux talibans, rencontre à Abuja une délégation de parents et de lycéennes rescapées. 

Le 22 juillet, le président Goodluck Jonathan rencontre à Abuja pour la première fois des proches des lycéennes, cent jours après l'enlèvement.

- "Preuve de vie" -

Le 16 septembre 2015, le nouveau président, l'ex-général Muhammadu Buhari, élu en mars, déclare envisager un échange de prisonniers de Boko Haram contre les lycéennes.

Fin décembre, il se dit prêt à négocier avec "une direction crédible" de Boko Haram "qui nous confirme que les jeunes filles sont toujours en vie".

Le 13 avril 2016, Boko Haram envoie une "preuve de vie" avec une vidéo montrant selon CNN une quinzaine de jeunes filles couvertes d'un hijab noir. Elles ont été identifiées comme les lycéennes de Chibok. Le gouvernement aurait reçu auparavant cinq photos d'otages.

- Des lycéennes libérées -

Le 18 mai, pour la première fois, une lycéenne est retrouvée saine et sauve par des milices locales et l'armée dans une zone de la forêt de Sambisa (Etat de Borno) connue pour être le bastion du groupe. Elle apparaît sur une photo diffusée par l'armée avec un bébé de quatre mois présenté comme sa fillette.

Deux jours après, l'armée annonce une deuxième rescapée mais les familles assurent qu'elle n'appartient pas aux otages de Chibok.

En août, Boko Haram diffuse une vidéo de 11 minutes montrant des jeunes filles présentées comme des lycéennes de Chibok, affirmant que certaines sont vivantes dont une quarantaine mariées, et d'autres tuées dans des raids aériens.

Le 13 octobre, la présidence affirme que 21 lycéennes de Chibok ont été libérées par leurs ravisseurs, après des négociations conduites en collaboration avec le CICR et le gouvernement suisse. 

L'insurrection de Boko Haram a fait plus de 20.000 morts depuis 2009, des milliers de personnes ont été kidnappées, et 2,6 millions d'habitants ont du fuir leurs foyers à cause des violences.

AFP

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Chibok

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Nigeria: l'armée libère une lycéenne de Chibok enlevée par Boko Haram

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Nigeria: les lycéennes de Chibok libérées racontent leur détention

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Nigeria: 21 lycéennes de Chibok libérées par Boko Haram

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