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Corneille dévoile pour la première fois ses blessures dans un livre

Son drame personnel a longtemps hanté ses chansons. A 39 ans, Corneille expose pour la première fois ses blessures dans un récit qui vient de sortir en librairie et où il revient sur le génocide rwandais qui a décimé sa famille au grand complet.

Le chanteur de nationalité canadienne, connu pour ses tubes "Parce qu'on vient de loin" et "Seul au monde", a longtemps hésité avant de prendre la plume et dit avoir eu besoin de cinq années pour finir son autobiographie "Là où le soleil disparaît".

"Je savais qu'écrire cette douleur passée, c'était mettre des petites cuillerées de pili-pili (piment rouge, ndlr) sur la chair encore fraîche d'une plaie que je voulais à tout prix croire fermée", affirme ce grand admirateur de l'académicien d'origine haïtienne Dany Laferrière.

Principale difficulté: écrire sur l'assassinat quasiment devant ses yeux de ses parents, frères et soeur, drame dont il est l'unique rescapé.

Pour décrire ce moment atroce d'avril 1994, il a choisi de ne pas s'appesantir même s'il n'élude rien. Avec pudeur, il évoque la culpabilité du survivant, de celui qui n'a pas pu protéger sa petite soeur, et dialogue au fil des pages avec ses parents morts, leur demandant conseils et avis divers.

Après le cauchemar, la résilience. C'est ce que raconte aussi Corneille, de son vrai nom Cornelius Nyungura, évoquant son parcours d'orphelin contraint à 17 ans de fuir le Rwanda (il n'y remettra jamais les pieds). 

Suivra la naissance de sa vocation artistique et son installation au Canada, où il est désormais marié et père de famille.

Sur 300 pages, le chanteur revient sur ses années de succès ("Parce qu'on vient de loin", sorti début 2003, s'est écoulé à près d'un million d'exemplaires), le vertige qui va avec, puis les échecs.

Sincère, il n'élude rien: ni le mal-être qui le conduit sur le divan d'un psy, ni les abus sexuels dont il a été victime enfant, ni les doutes professionnels. 

"Je suis un artiste qui se cherche toujours car je n'ai pas encore trouvé une branche dans laquelle je sois exceptionnel", confie-t-il. A la fois, ajoute-t-il, "le faut-il ?"

 

AFP

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