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Human Rights Watch appelle Kinshasa

L'organisation américaine Human Rights Watch (HRW) a appelé dimanche les autorités congolaises à respecter la liberté d'expression en République démocratique du Congo, à la veille d'une manifestation de l'opposition contre le président Joseph Kabila. 

"Pour contribuer à prévenir la violence, les représentants du gouvernement et les membres des forces de sécurité devraient respecter le droit des personnes aux libertés d'expression et de réunion, et autoriser le déroulement de manifestations pacifiques et de meetings politiques" en RDC, écrit HRW dans un communiqué. 

Cet appel intervient à quelques heures de la tenue d'une manifestation de l'opposition congolaise rassemblée autour d'Étienne Tshisekedi, figure historique de l'Opposition en RDC, pour signifier à M. Kabila son "préavis" de fin de fonction et exiger la convocation des électeurs aux urnes. 

M. Kabila, qui dirige la RDC depuis 2001, voit son mandat arriver à terme le 20 décembre mais la Constitution lui interdit de se représenter. Il ne montre cependant aucun signe laissant penser qu'il souhaite abandonner ses fonctions.

La présidentielle censée se tenir avant la fin 2016 apparaît donc comme impossible à organiser dans les temps.

Samedi, la commission chargée d'organiser les élections a déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle sollicitant un report de la convocation de ce scrutin.

"Les décisions que le président Kabila et son gouvernement vont prendre dans les prochaines semaines peuvent faire toute la différence pour l'avenir de la RD Congo",  estime HRW dans ce texte intitulé: "La République démocratique du Congo au bord du précipice".

HRW appelle également les autorités congolaises à "mettre fin à la répression et promouvoir les principes démocratiques", "il s'agit d'une opportunité cruciale pour le pays pour consolider la démocratie, l'État de droit, et les droits humains, pour son propre futur et celui de la région entière", ajoute cette organisation.

Jeudi, Kinshasa s'était déclarée surprise par des accusations de "répression systématique" portées contre elle par Amnesty International, en faisant valoir que les autorités avaient fait libérer en août plusieurs détenus politiques.

La majorité et une frange minoritaire de l'opposition discutent depuis le 1er septembre des moyens de sortir le pays de la crise politique née de la réélection contestée de M. Kabila en 2011 et de résoudre la question des élections à venir.

La coalition réunie autour de M. Tshisekedi refuse de participer à ce dialogue qu'elle considère comme un "piège" du pouvoir.

AFP

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