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La paix reste "fragile" au Liberia

La paix au Liberia reste "fragile", treize ans après la fin de la guerre civile, a estimé un responsable de l'ONU alors que l'organisation s'apprête à décider de l'avenir de la Mission de l'ONU au Liberia (Minul), dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP.

Les Casques bleus de l'ONU ont assuré en grande partie la sécurité à l'intérieur du pays jusqu'en juin dernier, lorsqu'ils ont passé la main aux forces militaires locales, avant la décision que doit prendre en décembre le Conseil de Sécurité de l'ONU sur le maintien ou non de son personnel restant.

La Minul, dont les effectifs ont culminé à plus de 15.000 hommes, a été chargée d'assurer la sécurité et la protection de la population à son déploiement, en 2003, après 14 ans de guerres civiles dans ce pays.

Le conflit a fait 250.000 morts, poussé des milliers d'habitants à fuir, ruiné l'économie et déstructuré les forces de défense et de sécurité.

La Minul compte à l'heure actuelle quelque 1.800 Casques bleus.

Après une tournée de deux semaines visant notamment à jauger les capacités du pays à assurer sa propre sécurité et ses institutions politiques, le secrétaire général adjoint pour les opérations de paix, El Ghassim Wane, a relevé jeudi que ce pays d'Afrique de l'Ouest, malgré de grands progrès, reste "fragile".

"Les Libériens devraient être fiers du fait que leur pays s'est senti prêt à assumer la totalité de la responsabilité de sa propre sécurité le 30 juin, ce qui représente une étape importante vers la consolidation de la paix", a-t-il indiqué dans ce communiqué.

"Mais la construction de la paix est une entreprise de longue haleine et, si le Liberia est sur le bon chemin, tous nos interlocuteurs reconnaissent que la paix reste fragile", a poursuivi le responsable onusien.

Il a notamment relevé "un certain nombre de lacunes" concernant "la logistique et l'entraînement des forces de sécurité".

L'élection présidentielle de l'an prochain pourrait représenter un test critique pour les forces de sécurité du Liberia.

La présidente du pays, Ellen Johnson Sirleaf, a pris ses fonctions en 2006. Elle a été réélue en 2011 mais doit céder le pouvoir en 2017.

AFP

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