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Gabon: toujours officiellement trois morts, un policier déclaré décédé finalement en vie

Les émeutes qui ont suivi l'annonce de la réélection contestée d'Ali Bongo ont fait trois morts, a répété jeudi le ministre gabonais de l'Intérieur, indiquant par ailleurs qu'un policier déclaré mort était en fait toujours vivant.

"Nous totalisons trois décès dûment constatés", a déclaré le ministre Pacôme Moubelet-Boubeya. "Le policier est sorti du coma", a ajouté le ministre, qui avait annoncé à l'AFP samedi la mort de ce policier blessé à la tête par des manifestants à Oyem (nord) après son transfert à Libreville.

Le ministre a réfuté catégoriquement le bilan de 50 à 100 morts dans les troubles avancé par certains opposants.

Il a indiqué que 700 à 800 personnes avaient été présentées au procureur de la République et que certaines avaient été arrêtées parce qu'elles se trouvaient "au mauvais moment aux mauvais endroits" dans les troubles.

D'autres ont pillé ou agressé directement les forces de l'ordre, a-t-il précisé.

Le ministre des Affaires étrangères Emmanuel Isozet Ngondet a par ailleurs évoqué le cas de six bi-nationaux franco-gabonais arrêtées dans les violences post-électorales.

"Nous avons reçu une demande (d'informations) de la France portant sur ces six personnes", a précisé le ministre, rappelant qu'un bi-national ne peut se prévaloir que de sa nationalité gabonaise au Gabon.

AFP

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