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Libye: plus de 100 frappes américaines contre l'EI en un mois

La campagne américaine de bombardements contre le groupe Etat islamique en Libye, entamée il y a tout juste un mois et appelée à durer quelques semaines, se poursuit à un rythme "régulier", a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole militaire américaine.

Depuis le début de l'opération le 1er août, l'armée américaine a procédé à 108 frappes avec des drones, avions ou hélicoptères pour aider les forces du gouvernement national libyen (GNA) à reprendre aux jihadistes la ville de Syrte (centre-nord), a indiqué Robyn Mack, porte-parole du commandement des forces américaines en Afrique (Africom).

Ces frappes se poursuivent à un rythme "régulier", a-t-elle précisé, sans pouvoir dire quand l'opération se terminerait.

Le Pentagone avait assuré début août que la campagne se mesurerait en "semaines", et non en "mois".

Les jihadistes ne contrôlent plus qu'une partie d'un quartier assiégé à Syrte, qui était leur place-forte en Libye depuis juin 2015. La ville natale de l'ancien dictateur Mouammar Khadafi est située à 450 km à l'est de Tripoli.

Les raids aériens américains ont permis aux forces du GNA de reprendre leur progression dans la ville, alors qu'elles peinaient depuis juin à déloger les combattants de l'EI.

Selon le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, il ne reste désormais que "moins de 200" combattants de l'EI à Syrte, qui vendront chèrement leur peau car ils sont acculés.

"Il va y avoir des combats difficiles", mais "il n'y aura plus d'EI à Syrte d'ici peu", a-t-il affirmé.

L'administration américaine n'exclut pas de continuer les opérations contre l'EI en Libye après la libération de Syrte, si le GNA en fait la demande. 

"C'est une possibilité" même si "nous n'avons pas vu beaucoup d'autres endroits" en Libye ou l'EI tente de s'implanter, a déclaré le capitaine Davis.

En proie au chaos depuis 2011, la Libye est minée par des luttes de pouvoir dues aux rivalités entre milices formées d'ex-rebelles et la montée en puissance de l'EI.

Depuis des mois, le GNA gère les affaires courantes mais peine à asseoir son autorité dans l'ensemble du pays en raison de l'opposition d'un gouvernement parallèle basé dans l'est libyen.

Le chef du gouvernement national Fayez al-Sarraj s'est rendu mercredi à Syrte, sa première visite depuis le début de l'offensive de ses forces le 12 mai.

AFP

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