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Nouvelles expulsions de Taïwanais du Kenya vers la Chine

Nairobi a de nouveau expulsé vers la Chine des Taïwanais qui avaient été récemment acquittés au Kenya dans une affaire de cybercriminalité, provoquant lundi la colère de Taipei.

En avril, le Kenya avait déjà envoyé en Chine 45 Taïwanais, suscitant déjà de vives protestations de Taipei, qui accusait Pékin d'enlever ses ressortissants et d'avoir "illégalement" fait pression sur le gouvernement kényan.

Vendredi, un tribunal de Nairobi a acquitté 35 Chinois et cinq Taïwanais qui avaient été arrêtés en 2014 pour utilisation illégale d'équipements de télécommunication et étaient soupçonnés d'appartenir à un réseau cybercriminel.

Tous avaient plaidé non coupable et avaient été maintenus en détention provisoire. Le tribunal a ordonné leur renvoi dans leur pays d'origine.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International avait appelé vendredi le Kenya à s'assurer que les Taïwanais soient bien reconduits à Taïwan, observant que leur droit à un procès équitable risquait d'être bafoué en Chine.

Cependant, les cinq Taïwanais ont été envoyés en Chine à bord d'un vol qui a quitté le Kenya vers minuit dimanche soir, ont annoncé des responsables taïwanais.

"Nous exprimons notre vive protestation auprès du gouvernement kenyan", a déclaré dans un communiqué le ministère taïwanais des Affaires étrangères. "Nous regrettons que les autorités kenyanes cèdent aux pressions de la Chine et envoient de force cinq suspects de notre pays en Chine."

Le Conseil des affaires continentales, l'organisme taïwanais chargé de la politique vis-à-vis de Pékin, a annoncé qu'il avait également protesté auprès de la Chine.

"La partie chinoise n'a pas tenu compte de nos appels répétés contre la déportation de nos citoyens en Chine et blesse le peuple taïwanais", a-t-il dit dans un communiqué.

Fin avril, la Malaisie avait également renvoyé en Chine populaire 32 Taïwanais dans une affaire de fraude aux télécoms. Le Cambodge a aussi fait de même.

Pékin considère Taïwan comme une province de Chine, à récupérer par la force si nécessaire, même si le territoire insulaire vit sa propre destinée depuis 1949 et la fin de la guerre civile chinoise.

Les relations entre Pékin et Taipei sont historiquement tendues. Certains observateurs voient dans cette affaire des expulsions vers la Chine une manoeuvre de Pékin pour intimider la nouvelle présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, issue d'un parti traditionnellement hostile à Pékin.

Le ministère chinois de la Sécurité publique avait déclaré en avril que les organes judiciaires de la Chine continentale avaient "de façon légale, juridiction pour traiter du cas" des Taïwanais.

AFP

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