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La coalition arabe admet des erreurs dans des frappes au Yémen

La coalition arabe menée par l'Arabie saoudite a reconnu jeudi des erreurs dans deux bombardements sur huit condamnés par l'ONU pour avoir visé des civils au Yémen, un pays où elle intervient militairement depuis mars 2015.

"Nous avons trouvé des manquements dans deux cas mais pour le reste, le droit international humanitaire a été respecté", a déclaré lors d'une conférence de presse à Ryad Mansour al-Mansour, le porte-parole d'une commission d'enquête mise en place par la coalition arabe.

Cette commission formée de 14 membres issus des pays de la coalition (Bahreïn, Koweït, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Yémen) a enquêté sur des accusations d'attaques contre des zones résidentielles, des hôpitaux, des marchés, un mariage et des camions du Programme alimentaire mondial (PAM).

Elle a conclu que la coalition qui intervient en soutien au gouvernement yéménite contre les rebelles chiites Houthis a "par erreur" frappé un complexe résidentiel dans la ville portuaire de Mokha après avoir reçu "des renseignements imprécis".

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait condamné "un apparent crime de guerre" et affirmé que le bombardement avait tué au moins 65 civils en juillet 2015.

La Commission a également jugé que la coalition avait commis des erreurs lors des frappes aériennes qui avaient visé un hôpital géré par Médecins sans Frontières (MSF) à Haydan (nord) en octobre 2015.

Tout en accusant les rebelles d'avoir utilisé l'hôpital pour se cacher, la Commission a estimé que la coalition aurait dû informer MSF qu'elle allait viser le bâtiment. Le bombardement n'avait pas fait de victimes le centre de soins n'abritant pas de patients cette nuit-là.

En revanche, la commission d'enquête a estimé que la coalition n'avait pas commis de faute dans six autres bombardements controversés dont ceux qui avaient visé l'année dernière des camions appartenant au PAM. Selon le porte-parole, l'organisation internationale n'avait pas indiqué clairement sur ses véhicules qu'ils lui étaient liés.

La guerre au Yémen a fait plus de 6.400 morts.

A la suite d'un rapport de l'ONU concluant que la coalition était responsable de la mort de 60% des 785 enfants tués au Yémen l'an dernier, la coalition avait été inscrite en juin sur une liste noire onusienne des gouvernements et entités ne respectant pas les droits des enfants. 

Très irritée, l'Arabie saoudite, qui dément ces accusations, avait forcé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à revenir sur cette décision en menaçant, selon des diplomates, de réduire les financements saoudiens aux agences de l'ONU.

A la suite de négociations entre l'ONU et des responsables saoudiens, le royaume avait informé M. Ban que la coalition acceptait de partager avec l'ONU les conclusions de dix enquêtes sur d'éventuelles victimes civiles lors de frappes aériennes eu Yémen.

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