mis à jour le

Le gouvernement libyen d'union nationale, le 11 juillet 2016 à Tripoli. AFP/Mahmud Turkia
Le gouvernement libyen d'union nationale, le 11 juillet 2016 à Tripoli. AFP/Mahmud Turkia

La Libye demande à la France des explications sur sa présence militaire dans le pays

Le chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a réclamé à la France des explications sur la présence militaire française dans l'est du pays, où siège un gouvernement non reconnu par la communauté internationale, dénonçant une "ingérence inacceptable".

Fayez al-Sarraj a "convoqué" l'ambassadeur de France en Libye, Antoine Sivan, qu'il a rencontré lundi à Nouakchott en marge d'un sommet de la Ligue arabe, "pour lui faire part des protestations officielles de la Libye sur la présence (militaire) française dans l'est du pays" a indiqué mardi le GNA.

Selon un communiqué publié sur Facebook, M. Sarraj a exigé de l'ambassadeur "des explications officielles du gouvernement français".

La France avait annoncé la semaine dernière la mort de trois de ses militaires dans un accident d'hélicoptère en Libye, où ils menaient une mission de renseignement auprès des forces conduites par le général Khalifa Haftar.

Cet officier controversé soutient une autorité politique basée dans l'est du pays, contrairement aux grandes puissances -dont la France- qui, elles, reconnaissent la légitimité du GNA, basé à Tripoli et issu d'un accord politique scellé fin 2015 sous l'égide de l'ONU.

Pour M. Sarraj, la présence militaire française représente "une ingérence inacceptable", le GNA étant opposé à l'implication de forces étrangères en Libye sans son consentement. 

Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les trois militaires décédés menaient des missions "contre le terrorisme".

Les forces du général Haftar combattent depuis plus de deux ans à Benghazi (1.000 km à l'est de Tripoli) des groupes islamistes dont l'organisation Etat islamique (EI), également combattue par les forces pro-GNA dans son fief de Syrte (450 km à l'est de Tripoli).

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences qui ont favorisé la montée en puissance des jihadistes de l'EI.

AFP

Ses derniers articles: CAN: l'Egypte fête son retour par un nul et un record  CAN: le Ghana engrange, El-Hadary défie le temps  Nigeria: 50 morts dans un camp de déplacés après une frappe accidentelle de l'armée 

Libye

AFP

Tchad: fermeture de la frontière avec la Libye

Tchad: fermeture de la frontière avec la Libye

AFP

Tunisie: découverte de caches d'armes

Tunisie: découverte de caches d'armes

AFP

Libye et Sarkozy: soupçons et accusations mais pas de preuves

Libye et Sarkozy: soupçons et accusations mais pas de preuves

militaire

AFP

La présence militaire française au Mali: "ce sera long" prévient Hollande

La présence militaire française au Mali: "ce sera long" prévient Hollande

AFP

Nigeria: Boko Haram vise une base militaire et des miliciens dans le nord-est

Nigeria: Boko Haram vise une base militaire et des miliciens dans le nord-est

AFP

Dakar: audition d'un militaire guinéen recherché pour le massacre d'opposants en 2009

Dakar: audition d'un militaire guinéen recherché pour le massacre d'opposants en 2009

Paris

AFP

"Biens mal acquis": Teodorin Obiang jugé

"Biens mal acquis": Teodorin Obiang jugé

AFP

COP22: négociations sur l'application de l'accord de Paris

COP22: négociations sur l'application de l'accord de Paris

AFP

COP22: une nouvelle marche pour le climat à gravir à Marrakech

COP22: une nouvelle marche pour le climat à gravir à Marrakech