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Nigeria: deux kamikazes présumés tués en tentant d'attaquer une mosquée

Deux kamikazes présumés ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans deux explosions alors qu'ils tentaient d'entrer dans une mosquée lors d'une prière du Ramadan, dans la ville nigériane de Maiduguri, fief historique de Boko Haram, a-t-on appris de sources locales.

"Il y a eu deux explosions à l'extérieur d'une mosquée ce matin, mais heureusement, il n'y pas eu de victime à part les deux kamikazes", a indiqué lundi à l'AFP Babagana Kolo, membre d'un groupe d'autodéfense à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno (nord-est).

Selon M. Kolo et un habitant qui a souhaité gardé l'anonymat, les deux kamikazes présumés voulaient se joindre à la prière de la nuit dans la mosquée en ce mois du jeûne du Ramadan, mais ont été stoppés à l'entrée par un garde.

"Un membre d'un groupe d'autodéfense ne les a pas laissés entrer parce qu'il les trouvait suspects, et il a eu raison", a expliqué à l'AFP l'habitant interrogé sous couvert d'anonymat.

"Les deux suspects ont commencé à se disputer, l'un a peut-être perdu patience et a déclenché ses explosifs. Peu de temps après, le deuxième kamikaze a aussi été tué dans une explosion", a poursuivi cet habitant.

Selon ces deux sources, seul le membre du groupe d'autodéfense assurant la sécurité a été blessé. La prière a ensuite été annulée à la mosquée.

Il n'était pas possible dans l'immédiat de déterminer si les deux suspects appartenaient ou non au groupe jihadiste islamiste Boko Haram.

L'armée nigériane a lancé l'année dernière une vaste contre-offensive pour lutter contre Boko Haram, et a revendiqué de nombreux succès contre les insurgés, qu'elle dit avoir considérablement affaiblis. Mais le groupe recourt encore fréquemment aux attentats-suicides.

Au cours du weekend, l'armée nigériane a affirmé qu'elle avait libéré 5.000 "otages" lors de plusieurs opérations dans le nord de l'Etat de Borno, près du lac Tchad, où ces insurgés sont soupçonnés d'avoir trouvé refuge. 

Aucune confirmation indépendante de ces déclarations n'était possible, la zone était inaccessible pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, Boko Haram est tenu responsable de l'enlèvement d'au moins 2.000 personnes depuis 2009, mais le chiffre de 5.000 otages n'avait pas été évoqué jusqu'ici.  

Les civils "libérés" au cours du weekend vivaient probablement dans des zones sous contrôle de Boko Haram, et s'étaient retrouvés immobilisés par les opérations de l'armée dans la région.

AFP

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