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Un manifestant frappé par des policiers le 16 mai à Nairobi. Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP
Un manifestant frappé par des policiers le 16 mai à Nairobi. Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP

L'histoire derrière les images de la répression sauvage de la police kényane

Les forces de l'ordre ont réprimé une manifestation dans le sang à Nairobi le 16 mai. De nombreuses images montrant la violence des policiers sont devenues virales.

Le Kenya est souvent présenté comme une démocratie stable en Afrique de l'Est – même si la multiplication des attaques terroristes menées par les combattants shebab ces dernières années ont fragilisé le pays. Mais, la sauvage répression policière qui s'est abattue sur des centaines de Kényans, qui réclamaient la dissolution de la commission électorale le 16 mai dans les rues de Nairobi, a montré une face beaucoup plus sombre du régime 

Sur les photos publiées par plusieurs agences de presse dont l'AFP, on peut voir des policiers lourdement armés frapper des manifestants au sol ou poursuivre des civils en sang dans les rues de la capitale.

Des policiers kényans frappent un homme à terre le 16 mai à Nairobi. Cette séquence d'images est devenue virale sur le web. Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP

L'inspecteur général de la police kényane, Joseph Boinnet a annoncé mardi 17 mai, qu'une enquête interne serait ouverte contre les officiers de police qui ont frappé cet homme en tee-shirt vert à terre. Mais Joseph Boinnet a ajouté dans une interview accordée à l'AFP, que le comportement général de la police n'était pas à blâmer. Il a accusé les manifestants de jets de pierres sur les forces de l'ordre.

Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP

Les manifestants demandaient la dissolution de la commission électorale du pays. Cette dernière est accusée d'irrégularités en faveur du président Uhuru Kenyatta lors du comptage des votes de l'élection présidentielle de 2013, explique le site BuzzFeed. Les opposants qui ont défilé dans les rues de Nairobi le 16 mai étaient menés par Raila Odinga, l'ancien Premier ministre et candidat malheureux face à Kenyatta en 2013. 

Un manifestant le visage en sang après avoir été tabassé par les forces de l'ordre. Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP

Des manifestant fuient les canons à eau de la police. CARL DE SOUZA / AFP

La police kényane a lancé de nombreuses bombes lacrymogènes sur les civils. Crédit photo: CARL DE SOUZA / AFP

Le leader de l'opposition Raila Odinga a déclaré sur Twitter que la mobilisation se poursuivrait malgré les violences. «En dépit de l'usage de la force fait par la police, nos rassemblements pacifiques vont se poursuivre chaque semaine jusqu'à ce que la commission électorale soit réformée», a-t-il écrit.

La commission nationale des droits de l'homme du Kenya a également indiqué qu'elle avait lancé une enquête contre ces violences policières. «La commission est particulièrement consternée par les scènes choquantes observées le 16 mai, où les manifestants qui étaient déjà maîtrisés ont ensuite été victimes d'horribles violences policières», peut-on notamment lire dans le communiqué de la commission des droits de l'homme

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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