mis à jour le

Burundi: 3 morts et une vingtaine de blessés après plusieurs attaques

Au moins trois personnes ont été tuées et une vingtaine blessées dans plusieurs attaques à la grenade qui se sont succédé depuis vendredi dans la capitale burundaise Bujumbura, a-t-on appris lundi de sources policière et administrative.

"Hier (dimanche) à 21h00 (19h00 GMT), une personne a été tuée et cinq autres blessées, dont une très grièvement, par l'explosion d'une grenade dans un bar de Bwiza", un quartier populaire dans le centre de la capitale, a annoncé à l'AFP un officier de police, sous couvert d'anonymat.

Samedi, "une grenade a été lancée sur un petit marché de Buterere (nord-est de Bujumbura) vers 19h00. Son explosion a tué une vendeuse et blessé douze autres personnes dont deux grièvement", selon la même source.

Une deuxième femme a succombé à ses blessures par la suite, a-t-on appris auprès de ses proches.

Enfin, "huit personnes ont été blessées dont quatre grièvement par l'explosion d'une grenade vendredi soir dans le quartier de Kinama", dans le nord de la capitale, a ajouté la même source, disant "craindre une recrudescence de telles attaques".

Les responsables de toutes ces attaques n'ont pas été identifiés, selon le même officier de police.

Ce bilan et ces attaques ont été confirmées lundi à l'AFP par le maire de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, qui a condamné "des actes de terrorisme visant de paisibles citoyens".

"Ces terroristes cherchent à instaurer la terreur alors que le calme était revenu dans notre capitale. Nous sommes en train de tout mettre en ½uvre en vue de démanteler ces groupes terroristes, avec l'aide de la population", a-t-il martelé.

Les termes "criminels armés" ou "terroristes" désignent, dans la terminologie officielle, les nouvelles rébellions nées de la contestation du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Les attaques à la grenade, jamais revendiquées, et dont le pouvoir et les rébellions se rejettent systématiquement la responsabilité, frappaient Bujumbura quasi quotidiennement en février. Elles s'étaient raréfiées en mars, mais ont repris avec moins d'intensité depuis avril.

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le président Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat.

Réélu en juillet, il a ainsi violé la constitution et l'accord d'Arusha qui mit fin à la guerre civile entre 1993 et 2006 (300.000 morts), selon l'opposition, la société civile et une partie de son camp. 

Les violences ont déjà fait plus de 500 morts et poussé plus de 270.000 personnes à quitter le pays.

AFP

Ses derniers articles: CAN: le "derby" Cameroun-Gabon divise la ville d'Oyem, capitale du Nord  CAN: Gabon-Cameroun, les pressions montent autour des Panthères  Mali: 14 morts au sein d'un groupe pro-gouvernemental 

attaques

AFP

RD Congo: au moins six morts dans des attaques dans le nord-est

RD Congo: au moins six morts dans des attaques dans le nord-est

AFP

Noël sanglant en RDC: au moins 35 civils tués dans plusieurs attaques au Nord-Kivu

Noël sanglant en RDC: au moins 35 civils tués dans plusieurs attaques au Nord-Kivu

AFP

Le prix Nobel Wole Soyinka répond aux attaques sur les réseaux sociaux

Le prix Nobel Wole Soyinka répond aux attaques sur les réseaux sociaux

blessés

AFP

CAN-2017: Renard dans l'attente pour Boufal et Amrabat, blessés

CAN-2017: Renard dans l'attente pour Boufal et Amrabat, blessés

AFP

Nigeria: deux fillettes se font exploser dans un marché, un mort et 18 blessés

Nigeria: deux fillettes se font exploser dans un marché, un mort et 18 blessés

AFP

RDC: une fillette tuée et 31 Casques bleus blessés

RDC: une fillette tuée et 31 Casques bleus blessés

morts

AFP

Mali: 14 morts au sein d'un groupe pro-gouvernemental

Mali: 14 morts au sein d'un groupe pro-gouvernemental

AFP

Mali: 60 morts dans un attentat contre les groupes signataires de la paix

Mali: 60 morts dans un attentat contre les groupes signataires de la paix

AFP

Mali: attentat suicide contre un camp de groupes armés, 37 morts

Mali: attentat suicide contre un camp de groupes armés, 37 morts