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Maroc: démantèlement d'une cellule de l'EI selon le ministre de l'Intérieur

Le ministère marocain de l'Intérieur a annoncé vendredi le démantèlement d'une "cellule terroriste" composée de trois personnes qui avait reçu du groupe jihadiste Etat islamique (EI) des consignes pour établir une branche de l'organisation dans le nord du Maroc.

"Le Bureau central d'investigation judiciaire (...) a réussi à démanteler une cellule terroriste le 29 avril 2016, composée de trois individus opérant dans la ville de Nador (nord-est) et partisans de ce qu'on appelle l'Etat islamique", affirme le ministère dans un communiqué publié à la mi-journée.

"Les suspects ont reçu des consignes de la part de dirigeants de Daech pour l'établissement d'un +émirat+ (de l'EI) dans le nord du royaume qui se chargerait de préparer une série d'attentats suicide à l'aide de voitures piégées contre des cibles vitales et sensibles du royaume, avec l'appui logistique du groupe terroriste", ajoute le texte utilisant l'acronyme arabe de l'EI. 

Les trois suspects comparaîtront devant la justice dès la fin de l'enquête en cours sous la supervision du Parquet. 

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé fin mars le démantèlement d'"une cellule terroriste" composée de neuf personnes liées à l'EI en Libye et qui s'apprêtait à mener des "attentats terroristes" dans le royaume.

Début 2016, le directeur du Bureau central d'investigation judiciaire, Abdelhak Khiame, avait déclaré à la presse que "la Libye était la terre de choix pour les jihadistes en Afrique du Nord, car Daech s'y est implanté (...), ce qui constitue une menace pour la région du Maghreb arabe, et les pays de la Méditerranée".

Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers mois les annonces sur des démantèlements de cellules liées à l'EI et l'arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe.

Selon elles, plus de 152 "cellules terroristes" ont été démantelées depuis 2002, dont 31 depuis le début de 2013, ayant des liens étroits avec les groupes extrémistes opérant en Irak et en Syrie.

Un institut spécialisé dans le renseignement avait indiqué en décembre que le nombre de combattants jihadistes présents en Syrie et en Irak avait doublé en un an et demi s'élevant à au moins 27.000.

Parmi eux, 8.000 sont originaires du Maghreb, la Tunisie restant de loin le premier pays de cette région avec 6.000 jihadistes en Syrie et en Irak, d'après Soufan Group.

AFP

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