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Côte d'Ivoire: l'ONU lève les dernières sanctions et retirera sa mission mi-2017

Le Conseil de sécurité de l'ONU a levé jeudi les dernières sanctions internationales qui pesaient sur la Côte d'Ivoire depuis 12 ans et a confirmé que la mission des Nations unies dans le pays se retirerait définitivement en juin 2017.

Cette décision concerne notamment l'embargo sur les armes décrété en 2004 et des sanctions ciblées comme le gel d'avoirs et des interdictions de voyager. Embargo et sanctions sont levés "avec effet immédiat", indique une résolution adoptée unanimement par le Conseil.

L'embargo avait été assoupli en 2012 pour permettre aux forces de sécurité ivoiriennes de s'entraîner. Le président ivoirien Alassane Ouattara avait réclamé qu'il soit totalement levé dès son élection en octobre dernier.

Côté économique, l'ONU avait levé en 2014 un embargo datant de 2005 sur les ventes de diamants ivoiriens.

Sur recommandation du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le Conseil a décidé jeudi "que le mandat de l'ONUCI (la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, Ndlr) sera prorogé pour une dernière période prenant fin le 30 juin 2017".

La résolution "salue les progrès remarquables accomplis par la Côte d'Ivoire sur la voie d'une paix et d'une stabilité durables et de la prospérité économique".

Les effectifs militaires de la mission doivent passer de près de 4.000 actuellement à 2.000 d'ici au 31 août 2016. A son apogée en 2012, elle comptait 9.762 hommes.

Après le retrait de l'ONUCI, le Conseil autorise la force de réaction rapide qui en faisait partie à être déployée au Liberia voisin pour "renforcer temporairement" la mission de l'ONU dans ce pays.

L'ambassadeur français François Delattre s'est félicité de ces décisions qui "reflètent l'ampleur du chemin parcouru par la Côte d'Ivoire sur la voie de la réconciliation, de la paix et de la sécurité".

Il a salué à ce propos l'efficacité des "outils du Conseil de sécurité" - sanctions et ONUCI - "qui ont contribué à rétablir la paix en Côte d'Ivoire". 

Le pays a connu une décennie de crise politico-militaire, marquée par une partition entre le Nord aux mains d'une rébellion et le Sud contrôlé par le camp de l'ex-président Laurent Gbagbo (au pouvoir entre 2000 et 2011).

Cette période troublée a culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011, provoquée par le refus de M. Gbagbo de reconnaitre la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

AFP

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