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Libye: Washington sanctionne le principal opposant au gouvernement d'union

Les Etats-Unis ont élargi mardi leurs sanctions contre la Libye en ciblant les opposants au gouvernement d'union soutenu par la communauté internationale, notamment le chef du gouvernement non reconnu basé à Tripoli, Khalifa Ghweil.

Dans un communiqué de la Maison Blanche, le président Barack Obama a autorisé le Trésor américain à prendre des mesures punitives financières et en termes de visas contre des personnes physiques ou morales qui "menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la Libye", dont M. Ghweil.

La démarche de l'administration américaine suit de trois semaines celle de l'Union européenne contre ceux qui tentent de "faire de l'obstruction ou de saper le gouvernement libyen".

En vertu d'un décret présidentiel élargissant la portée des sanctions américaines prises en février 2011 contre les autorités libyennes de l'époque, le président Obama a demandé mardi au Trésor de cibler M. Ghweil en "bloquant (ses) avoirs (aux Etats-Unis) et en suspendant son entrée aux Etats-Unis", selon un communiqué distinct du Trésor.

M. Ghweil est le seul visé par le Trésor mais le décret de M. Obama mentionne tous les opposants au processus de paix libyen.

Comme c'est l'usage en matière de sanctions américaines contre des individus, leurs biens et leurs avoirs qu'ils détiennent théoriquement sous juridiction des Etats-Unis sont gelés et tout ressortissant américain a l'interdiction de commercer avec eux.

Lundi, le Parlement libyen avait reporté sine die sa session sur le vote de confiance au gouvernement d'union du Premier ministre désigné Fayez al-Sarraj, soutenu par l'ONU et qui a continué à asseoir son autorité en prenant les rênes de ses premiers ministères à Tripoli.

Issu d'un accord conclu fin 2015 sous l'égide de l'ONU par des membres des factions rivales, le gouvernement d'union a besoin du vote de confiance du Parlement pour pouvoir étendre son autorité à l'est du pays gouverné pour le moment par un cabinet parallèle qui refuse de lui céder le pouvoir avant un tel vote.

La légitimité de M. Sarraj est contestée à Tripoli par Khalifa Ghweil, le chef du gouvernement non reconnu qui contrôlait la capitale et la majorité des villes de l'ouest depuis l'été 2014.

Les Occidentaux espèrent que l'entrée en fonctions du gouvernement d'union permettra à la Libye de regagner un semblant de stabilité et sera à même de lutter contre le groupe Etat islamique qui est monté en puissance dans ce pays à la faveur du chaos.

AFP

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