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Un soldat français de l'opération Barkhane au Mali, le 8 mars 2016. Crédit photo: PASCAL GUYOT / AFP
Un soldat français de l'opération Barkhane au Mali, le 8 mars 2016. Crédit photo: PASCAL GUYOT / AFP

Au Mali, les mines sont devenues le principal danger pour les forces françaises

Trois militaires français impliqués dans l'opération Barkhane ont été tués suite à l'explosion d'une mine le 12 avril.

Il s'agit des cinquième, sixième et septième soldats français tués au Mali depuis le début de l'opération Barkhane en août 2014. Mardi 12 avril, la présidence française annonçait qu'un militaire avait été tué dans l'explosion d'une mine contre son véhicule. Deux autres soldats touchés dans l'attaque mourront quelques heures plus tard de leurs blessures, a annoncé la présidence française mercredi 13 avril. Ce qui porte le bilan à trois victimes. 

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Depuis la fin de l'opération Serval à l'été 2014 – et la reconquête du Nord du Mali face à plusieurs groupes armés djihadistes –, la France poursuit, en coopération avec cinq pays de la zone (Mali, Burkina Faso, Tchad, Niger, Mauritanie), sa lutte contre les combattants djihadistes implantés au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane.

Les combats directs entre forces françaises et djihadistes sont beaucoup rares quand 2013 et 2014 lors de l'intervention dans le Nord du Mali, mais des escarmouches se produisent toujours, comme le 2 mars 2015 quand lors d'une opération de patrouille dans la région de l'Adrar Tigharghar, 770 soldats français s'accrochent avec un groupe d'une dizaine de djihadistes: quatre de ces derniers seront tués par l'armée française. 

Multiplication des accidents

Mais aujourd'hui, plus que les combattants des groupes terroristes Al-Mourabitoune ou Ansar Dine, le principal danger pour les quelque 3.000 soldats français déployés au Sahel est les mines anti-personnelles. 

«Depuis août 2015, près d'une dizaine de véhicules de l'armée française auraient sauté sur des mines ou des engins explosifs artisanaux. Selon les médias maliens, dont les bilans sont en partie confirmés par l'état-major français, un véhicule de la force Barkhane avait déjà sauté le 25 mars dernier près de Gao; un autre, banalisé, avait subi le même sort le 14 février à Kidal, blessant ses occupants; et quelques mois plus tôt, une patrouille des forces spéciales (VPS) avait sauté sur une mine dans cette même ville de Kidal, conduisant à la mort d'un commando de COS rapatrié en France», rapporte Radio France internationale (RFI).

Le mode d'action privilégié des djihadistes

Pour les djihadistes qui ne disposent pas de la même puissance de feu que l'armée française, les mines sont un moyen de poursuivre une guerre asymétrique. «Si l'utilisation d'engins enfouis dans le sol est devenu l'un des modes d'action privilégié des jihadistes qui opèrent dans la région, c'est parce que ces derniers refusent le contact direct avec la force Barkhane», note d'ailleurs RFI

La destruction des mines terrestres et la sensibilisation des populations à cette menace sont l'une des priorités de l'action de l'ONU au Mali – la Minusma. «La prolifération des armes légères et des restes explosifs de guerre constitue une menace constante pour la sécurité des civils et surtout celle des enfants vivant dans les zones touchées. Les régions les plus affectées sont celles de Gao, Kidal, Tombouctou, où la situation  demeure critique», peut-on lire sur le site des Nations unies

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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