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Des Djiboutiennes en France cessent leur grève de la faim

Huit Djiboutiennes, en grève de la faim depuis 19 jours en France pour dénoncer des viols commis selon elles par des soldats dans leur pays, ont annoncé mardi mettre un terme à leur mouvement en estimant avoir réussi à alerter sur leur situation.

"Cette grève était une première étape et le combat contre l'impunité continue", a déclaré à l'AFP Aïcha Dabalé, porte-parole en France du Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l'impunité. "Dix Djiboutiennes ont décidé de prendre le relai et d'entamer à leur tour une grève de la faim à Bruxelles" à partir de mercredi, selon elle.

Dix femmes originaires de Djibouti, aujourd'hui réfugiées en France et en Belgique, avaient entamé un jeûne le 25 mars pour dénoncer des viols - démentis par les autorités djiboutiennes - et l'absence de poursuites contre leurs auteurs. Deux d'entre elles l'avaient interrompu ces derniers jours pour des raisons de santé.

Ces femmes Afar - une ethnie qui vit dans une zone à cheval sur l'Ethiopie, Djibouti et l'Erythrée - accusent les soldats djiboutiens combattant depuis 1991 la rébellion Afar du Front pour la restauration de l'unité et la démocratie (FRUD armé) de se venger sur les populations civiles, notamment par des viols.

Des "allégations sans crédibilité", selon un porte-parole du gouvernement de Djibouti, selon lequel "depuis 1991, aucune preuve n'a été fournie aux autorités djiboutiennes". Les autorités djiboutiennes ont dénoncé une opération politique, soulignant que Aïcha Dabalé est l'épouse de l'actuel dirigeant du FRUD armé, Mohamed Kadamy.

Hébergées depuis le début de leur grève de la faim dans des locaux de l'association Femmes solidaires à Arcueil, en région parisienne, ces militantes ont reçu la visite et le soutien de nombreux parlementaires français, de députés européens et de féministes du mouvement Femen. 

L'ambassadrice des droits de l'Homme au ministère français des Affaires étrangères, Mme Sparacino-Thiellay, est venue les rencontrer lundi.

Ces soutiens "ont permis de faire entendre" leurs revendications, ajoutent les Djiboutiennes.

Ces dernières disent avoir notamment obtenu que "les intolérables viols et violences massifs à Djibouti soit révélés dans le monde" et l'assurance que la question "des viols et de l'accès à la justice des victimes" soit "évoquée dans les échanges bilatéraux entre la France et Djibouti".

Un comité de suivi des plaintes pour viols, constitué notamment des anciennes ministres française Yvette Roudy et Marie-George Buffet, a également été créé.

AFP

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