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Libye: Paris veut "sécuriser le gouvernement" sans intervenir militairement

La France n'envisage pas de frappes aériennes ni l'envoi de troupes en Libye, mais elle pourrait aider à "sécuriser le gouvernement" libyen d'union nationale, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault.

"Il ne faut pas refaire les erreurs du passé. Si vous imaginez des frappes aériennes, si vous imaginez des troupes au sol, ce n'est pas d'actualité, en tout cas ce n'est pas la position de la France", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur la radio France Info. 

"Par contre, pour sécuriser le gouvernement de M. Sarraj (ndlr: Fayez al-Sarraj), s'il demande une aide internationale, alors nous l'examinerons. Mais c'est sa décision, il faut respecter l'indépendance de ce pays", a-t-il ajouté.

"J'ai eu au téléphone hier M. Sarraj, qui m'a invité à venir en Libye. Aussitôt que les conditions seront réunies, je m'y rendrai", a ajouté M. Ayrault.

La France et l'Allemagne ont réaffirmé leur soutien au gouvernement libyen d'union nationale de Fayez al-Sarraj, a indiqué jeudi le président François Hollande à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand, à Metz (est de la France).

Fayez al-Sarraj tente d'installer son pouvoir à Tripoli avec le soutien de la communauté internationale, dont l'Union européenne, qui a sanctionné de hauts responsables accusés d'"obstruction".

Mais la situation reste fragile et confuse: le gouvernement parallèle, non reconnu par la communauté internationale, qui contrôlait la capitale depuis août 2014 s'est rallié mais son chef a annoncé qu'il refusait de céder la place.

La France et plusieurs autres pays européens s'inquiètent de la présence en Libye de milliers de combattants du groupe jihadiste Etat islamique, et veulent prévenir un nouvel exode massif de populations vers l'Europe.      

"La Libye peut être un chaos et offrir aux passeurs, aux trafiquants de toutes sortes, l'occasion de mettre des populations entières en danger et ensuite de faire arriver en Europe, en Italie ou à Malte, des dizaines de milliers de personnes", a relevé jeudi M. Hollande.

AFP

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