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Côte d'Ivoire: pour Sarkozy les "barbares visaient la démocratie"

L'ex-président français Nicolas Sarkozy a rendu hommage vendredi aux 19 victimes de l'attentat jihadiste de dimanche dernier en Côte d'Ivoire estimant que "ces "barbares" visaient "la démocratie".

"La Côte d'Ivoire a été frappée parce que c'est une démocratie, parce que c'est un grand pays (...) où les chrétiens et les musulmans vivent en harmonie, et c'est cela que ces barbares voulaient viser", a déclaré M. Sarkozy, après avoir déposé une gerbe de fleurs devant l'hôtel Etoile du Sud à Grand-Bassam près d'Abidjan, théâtre de l'attaque de dimanche.

Arrivé jeudi à Abidjan pour une visite prévue avant les attentats, l'ex-président français a salué le travail des services de sécurité ivoiriens avec "la collaboration d'autres services, dont ceux de la France, ce qui est tout à fait normal".

"Il faut continuer à venir en Côte d'Ivoire, il ne faut pas avoir peur", a-t-il martelé. Pour lui, le soutien français au "président Ouattara à son gouvernement et au peuple ivoirien" est un "devoir".

Mardi, les ministres français des Affaires étrangères et de l'Intérieur, Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve, étaient venus témoigner de la solidarité de Paris.

La France a livré mercredi à la Côte d'Ivoire plusieurs lots de médicaments et de matériel médical d'urgence d'une valeur de 30.000 euros pour la prise en charge des blessés.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a assuré dans un communiqué lundi soir que l'attaque était une réponse à l'opération antijihadiste au Sahel menée par la France, menaçant de nouveau Paris et ses alliés. La Côte d'Ivoire a aussi été visée pour avoir livré quatre membres d'Aqmi aux autorités maliennes.

La Côte d'Ivoire est un allié historique de la France en Afrique de l'Ouest. Le pays participe à la force de l'ONU déployée au Mali (Minusma) et près de 600 militaires français sont stationnés dans une base située à la sortie d'Abidjan en direction de Grand-Bassam.

M. Sarkozy, ami proche de M. Ouattara, était au pouvoir en 2011 quand la France avait fait intervenir au mois d'avril ses forces armées pour obliger l'ancien président Laurent Gbagbo à céder le pouvoir qu'il avait perdu dans les urnes au profit du vainqueur de l'élection de 2010, Alassane Ouattara.

AFP

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Sarkozy

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