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Niger: l'opposant soigné

L'opposant nigérien Hama Amadou, candidat au second tour de la présidentielle dimanche, va mieux mais il devra rester au moins 10 jours en observation à l'hôpital parisien où il a été transféré mercredi, a annoncé vendredi son médecin parisien.

"Son état de santé s'améliore. A cette heure, il n'y a plus d'inquiétude quant au pronostic vital", a déclaré dans un communiqué le docteur Luc Karsenty, de l'Hôpital Américain de Paris, où le malade est hospitalisé.

"M. Amadou sera toutefois gardé en observation, et pour la poursuite des soins, au moins 10 jours", a ajouté le docteur Karsenty.

Cet opposant, qui était détenu depuis quatre mois dans son pays avant son transfert en France, s'est qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle, prévu dimanche au Niger.

Le 2 mars, l'opposition avait réclamé sa libération, afin qu'il puisse mener sa campagne et affronter en "toute régularité" le président sortant Mahamadou Issoufou.

Mais mercredi, il a dû être transféré dans la capitale nigérienne par hélicoptère de sa prison de Filingué, à 180 km au nord de Niamey, après une aggravation de son état de santé, souffrant notamment d'une grande fatigue. 

Le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé mercredi que la France avait décidé de l'accueillir pour des raisons "humanitaires".

"Lors de son admission, son état général était très altéré, ce qui nous a conduit à le prendre en charge dans l'unité de soins intensifs", a encore indiqué le docteur Karsenty.

"Après lui avoir prodigué les soins adéquats, son état s'est progressivement amélioré, permettant son transfert dans une unité de soins traditionnelle. M. Amadou bénéficie actuellement de soins quotidiens", a précisé le médecin parisien.

La cour d'appel de Niamey, qui a examiné lundi une demande de liberté provisoire pour M. Amadou, rendra une décision le 28 mars. Il est poursuivi pour une affaire de trafic d'enfants qui empoisonne le climat politique nigérien depuis deux ans. 

Au premier tour de la présidentielle, le 21 février, M. Amadou a obtenu 17,79% des suffrages, contre 48,41% au président sortant Issoufou.

AFP

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